Wednesday, September 22, 2021

On trouve à  Roanne dans une des chapelles latérales de l'église Saint-Etienne la statue d'une jeune martyre. Le nom gravé sur le socle -ce n'est sans doute pas la statue d'origine - indique qu'il s'agit de Sancta Rodumna. Rodumna était le nom antique de la cité sise au nord du département de la Loire. La racine de son nom, quelque soit son origine, celte vraisemblablement, évoquerait l'eau ou un gué. On la retrouve dans Rhône. Mais de sainte Rodumna, il semblerait qu'il n'y en eut jamais. A moins de souscrire à  l'existence d'une dame Rhodanna, maîtresse de la célèbre Blandine, et dont on aurait fait une sainte Roanne.

 
 
La cité a été fondée entre le IIe et le Ier siècle avant notre ère pour un développement ultérieur, au temps de la "Pax Romana", avant de décliner vers le IIe siècle après Jésus-Christ. Le village initial, gaulois et minuscule, était situé au niveau du collège Saint-Paul dans le quartier de La Livatte, légèrement au nord du secteur du château. La bourgade gallo-romaine s'étendit ensuite au sud. Près de l'église Saint-Etienne étaient installés des ateliers de poterie qui produisaient les bols peints de Roanne. Il subsiste encore aujourd'hui huit ateliers de potier, des fours et un mur dit des Thermes, peut-être le vestige du seul bâtiment de quelque importance qu'ait eu Roanne, thermes ou temple, on ne sait. Car si Feurs (Forum Segusiavorum), chef-lieu des Ségusiaves, a été paré de monuments (forum, théâtre), sa voisine du Nord n'a guère disposé disposé de grands bâtiments ou d'habitations luxueuses. Le cimetière était à  l'origine situé vers la rue Benoît Malon. Il fut remplacé vers le Ve siècle par une nécropole localisée près du château, aux abords d'une première chapelle. Des fouilles y ont révélé des sarcophages datés des temps mérovingiens (VIe ou VIIe siècle), qui ont livré peu de renseignements sur une période de l'histoire de France généralement mal connue, mais tout particulièrement à  Roanne.

Ce n'est que bien plus tard, avec le château, qu'on peut recoudre le fil de son histoire. Au XIème siècle, un certain Bérard prend le nom de "Roanne" et se taille une seigneurie en Roannais, de Saint-Haon à  Saint-Maurice. Bienfaitrice des prieuré de Marcigny et Paray, cette famille fonde aussi, vers 1115, le prieuré de Beaulieu à  Riorges (rue de Saint-Alban). Elle disparaît en 1304 avec la dernière héritière, Alice de La Perrière. On suppose que Roanne possédait déjà  un château au XIe siècle, détruit, au moins partiellement, pendant les guerres contre le Beaujolais au cours du XIIe siècle. La paix signée entre Forez et Beaujeu (1222) un second château est édifié par le Comte du Forez. Il en reste le donjon, construit en l'an 1225, classé monument historique en 1931.

C'est une tour carrée en pierres brutes, galets et petits blocs de granit de Villerest, aux angles arrondis, d'une vingtaine de mètres de haut. Il est surmonté d'une guette recouverte d'ardoises qui existait dans la moitié du XVe siècle quand Guillaume Revel dessina la ville de Roanne. A cette époque, le château ne servait plus de résidence aux seigneurs de Roanne. Il était utilisé comme prison et tribunal jusqu'à  ce que ce dernier soit transféré dans le couvent des Ursulines au début du XIXe siècle. Le bâtiment adjacent a été transformé en maison d'habitation au XIXe siècle et affublé d'une façade style Renaissance. La porte actuelle est récente. L'ensemble a été racheté par la Ville en 1997.


"Florir entre les flesches", rue d'Harcourt

L'enceinte du château a disparu. La tour qui abritait sa porte, et à  laquelle on accédait par un pont-levis (au dessus d'un fossé alimenté par les eaux du ruisseau de l'Ondan, d'où le nom de la rue des Fossés) a été démolie au XVIIIe siècle. Elle se situait vers l'actuelle place De Lattre de Tassigny. De l'étude du dessin de Revel, il ressort que la place forte était modeste, sans éléments défensifs importants. La surface enclose représente environ 9000 mètres carrés, contre 22 000 à  la même époque à  Saint-Haon-le-Châtel.


Au pied du donjon, les anciennes halles de Roanne, démolies en 1821


La ville comptait environ 4000 habitants à  la fin du XVIIe siècle et 7500 à  la veille de la Révolution. Elle s'étend alors sur une bande étroite en forme de croissant, depuis le quartier de La Livatte à  la ville basse, autour du port fluvial, en passant par le quartier du château. Elle évite à  l'est le secteur inondable de Fontquentin et se trouve délimitée à   l'ouest par le marais.
Vers 1870, elle compte 20 000 habitants. C'est une ville moyenne, favorablement située sur des points de passage de la Loire et de la voie ferrée. Centre de négoce, elle s'est développé en partie grâce au tissage à  bras. Elle va encore s'accroître entre 1870 et 1890 grâce à  la mécanisation des métiers à  tisser qui vont faire naître de nouvelles usines, quatre en 1874, 20 en 1889 soit 10 000 métiers et autant d'ouvriers qui vont donner naissance aux futurs faubourgs Mulsant, Clermont et Paris. Roanne devient alors une vraie ville industrielle.


Sheds dans le faubourg Mulsant

Ainsi le faubourg Clermont, de l'autre côté du Renaison, entre les communes de Villerest et Riorges,  a vu passer sa population de 47 habitants en 1820 à  plus de 7400 en 1906. Il s'est peuplé le premier en raison des moulins et tanneries dont certaines rues gardent le souvenir: rues du Moulin-Populle et du Moulin-Paillasson. En 1830, la filature Chaverondier édifia ses bâtiments modernes. Le faubourg Mulsant, au delà  de la voie ferrée, intégré à  la ville de Roanne en 1864, s'est plus vite peuplé et industrialisé. Son nom même évoque le textile. Sébastien Mulsant, y installa dès 1817 un tissage de cotonnades. Il implanta sur place des maisons pour les ouvriers connues sous le nom de "Baraques Mulsant". Le faubourg de Paris, au nord, sur le chemin de la capitale à  la capitale des Gaules, bénéficia lui aussi du développement industriel. Evoquons enfin l'Arsenal, entre Roanne et Mably, une ville dans et un peu hors la ville, disposant de ses cités, de sa poste, de son église, de ses écoles. Il a été créé par le ministre de l'armement Albert Thomas, en 1916, pour produire ces canons et des obus.


L'arsenal

Quant au centre-ville, si tant est qu'il en existe un à  Roanne, ils se dote à  la même époque de magasins, en premier lieu "les Dames de France, le grand magasin de Roanne, et de nombreuses banques: le Crédit lyonnais en 1872, le Société Générale en 1873. Le carrefour "hélvétique" , à  l'intersection des actuelles rue de Gaulle, Jaurès, A.France et d'Alsace-Lorraine est le centre le plus animé de la ville. S'y trouve non loin la sous-préfecture, dans un hôtel ayant appartenu à  la famille Goyet de Livron et, avant elle à  Jacques de Flesselles, tué à  Paris un certain 14 juillet 1789.


Les Dames de France
Le magasin fut détruit dans un incendie en 1962


Deux autres bâtiments méritent qu'on s'y arrête. D'abord le théâtre municipal, à  deux pas de la mairie. Il a été construit par l'architecte Barberot en 1883, succédant au théâtre d'Artois. Ce dernier, en bois, se trouvait au XVIIIe siècle dans les jardins de l'actuelle sous-préfecture. Il fut racheté par un riche bourgeois de Roanne qui le fit réinstaller rue Ducale (actuelle rue Jean Jaurès). Le nouveau théâtre, à  l'italienne, ouvre ses portes en 1885 avec une représentation du Barbier de Séville de Rossini. Il est surtout remarquable par son décor intérieur, sa coupole ornée de toile peinte marouflée portant des personnages, allégories des arts ; parmi eux une grande figure brandissant un flambeau, symbole de la Ville de Roanne et de sa devise "Je grandirai et je brillerai" (Crescam et Lucebo). Cette devise illustre bien alors l'essor de la cité dans cette période de révolution industrielle. Le lieu a fait l'objet d'une lourde rénovation de 1987 à  1989.


Le musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Roanne porte le nom de Joseph Déchelette. Né à  Roanne en 1862, Joseph Déchelette appartenait à  une riche famille spécialisée dans le tissage. Auteur d'ouvrages pionners dans le domaine de l'arhéologie, surnommé même "le père de l'archéologie moderne" il  trouva la mort au front lors de la Grande Guerre. Le musée existe depuis 1844.  Installé à  l'origine dans les combles de l'hôtel de ville, il occupe depuis 1923 les salles d' un bel hôtel particulier du XVIIIe siècle que fit construire Claude Valence de Minardière sur les plans de l'architecte Lavoipierre.



En face du château, se dresse l'église Saint-Etienne. Da sa forme actuelle, elle date du XIXe siècle mais son histoire est bien plus ancienne. Son ancêtre, dans l'enceinte du château donc, fut construite au XIVe siècle sur l'emplacement de la chapelle seigneuriale, elle-même bâtie grâce à  Alice de Saint-Haon, la dame de La perrière évoquée plus haut. Devenue église paroissiale à  la place de la première église Saint-Julien, bâtie pour sa part hors les murs du château, elle fut reconstruite à  partir du XVe grâce aux libéralités de Claude Gouffier, premier duc du Roannais, pour n'être achevée qu'au XVIe. Et à  nouveau modifiée à  la fin du XVIIe et au XIXe quand elle a été transformée par les plans de l'architecte lyonnais Chanavard. La première pierre fut bénie en 1835 et le cardinal de Bonald la consacra en 1844. L'édifice, en forme de croix latine de 50 mètres de longueur, fut encore agrandi en 1926.


Il renferme dans ses parties hautes des éléments du style gothique flamboyant du XVIe siècle. La voûte de la cinquième travée de la nef montre de belles nervures qui dessinent des courbes et contrecourbes constituant une rosace. Un vitrail du XVIe siècle illustre le martyre de saint-Sébastien. Il a été offert par le roi Louis XII.  Les autres vitraux ont été réalisés par l'atelier Thibaud de Clermont et datent du XIXe siècle, ainsi que la chaire en bois sculpté et les stalles traitées dans le style flamboyant. Trois autres vitraux, dont celui représentant la Cène, sont signés Théodore-Gérard Hanssen. Le décor du portail (lapidation de Saint-Etienne) a été réalisé en 1930 par le sculpteur Belloni. L'église lui doit aussi le monument en mémoire du saint curé d'Ars Jean-Marie Vianney, venu ici en 1810. On peut voir aussi, dans l'église, une Vierge du Forézien Bonassieux et, en dehors du bâtiment, dans un espace vert, un petit monument qui rappelle que Jeanne Chézard de Mâtel, fondatrice de l'Ordre du Verbe incarné, est née en Roanne en 1596.



Jeanne Chézard de Mâtel

On l'a écrit, le tribunal, autrefois situé dans le donjon, déménagea en 1820 dans le couvent des religieuses de Sainte-Ursule, à  deux pas de l'église. Les Ursulines étaient arrivées à  Roanne en 1615 pour y fonder un collège pour jeunes filles. Jacques Cotton leur offrit une maison lui appartenant rue du Commerce (Sainte-Elizabeth) et qu'elles habitèrent pendant quelques années avant de déménager, à  la fin du XVIIe siècle, dans le bâtiment que nous voyons encore. Les religieuses en furent chassées en 1792 et l'endroit, avant d'accueillir le tribunal, servit d'entrepôt de fourrage ou de fabrique. Quant à  la chapelle du couvent, elle fut détruite en 1815.


Pierre Cotton (frère de Jacques Cotton) originaire de Néronde (dans les Montagnes du Matin) , confesseur d'Henri IV puis de Louis XIII,  fut pour sa part à  l'origine de la fondation en 1614 du collège des jésuites, sur l'emplacement actuel, rue Charles de Gaulle, du lycée Jean Puy. L'établissement vit passer le Père de La Chaise, neveu des Cotton, qui a fondé le fameux cimetière parisien; de La Mure, historien du Forez et Falconnet, médecin et homme de lettres.

Mais c'est Jacques Cotton, seigneur de Chenevoux, près de Bussières, qui fit construire à  ses frais, de 1617 à  1626, la grande chapelle qui demeure l'un des témoins les plus prestigieux de l'art religieux du XVIIe siècle pour le Roannais. Les plans furent dressés par le Frère Etienne Martellange, également l'auteur de plusieurs églises de collèges jésuites.  L' édifice, placé sous le vocable de saint Michel,  est représentatif du style dit jésuite inspiré par la Contre-Réforme, conçu avant tout pour la prédication. On peut y admirer les lambris du transept boiserie des stalles (XVIIIe siècle), le maître-autel de marbres polychromes (XIXe), les boiseries et la crédence de la sacristie (XVIIe), la cloche de bronze déposée dans la sacristie (1623).


L'ancien collège des Jésuites, lycée d'Etat en 1889, porte depuis les années 1960 le nom d'un peintre fauviste roannais: Jean Puy. Né en 1876, ancien élève, il fit toute sa carrière à  Paris jusqu'en 1939 avant de revenir dans sa ville natale où il s'éteignit en 1960. Louis Vauxcelles, inventeur de la formule "La cage aux fauves" et du terme "fauvisme" écrit en 1939 dans son ouvrage Le Fauvisme: "Ceux-là  seuls sur lesquels aucune hésitation n'est possible sont les noms de Vlaminck, Derain, Matisse, Marquet, Puy, Manguin et Camoin." Ami de Matisse, nourri de littérature marine, Jean Puy avait fait de la femme et de la mer ses thèmes de prédilection. Parmi ses oeuvres les plus célèbres, citons La Charmante Anita (1914), Nu debout (1910), Port de Collioure (1913)... " J'aime avant tout la vie, j'ai une tendresse à  la voir palpiter à  côté de moi, les êtres et les choses bouger dans la lumière, les éclats de soleil sur les cheveux et les sourires féminins; c'est enivrant et justement ma propre difficulté vient de là : les rapports de tons ne me suffisent pas, je voudrais tout dire, je voudrai mettre la vie même dans mon tableau. Ce qui est assurément impossible." Jean Puy.

Construit de 1634 à  1637, le couvent des Capucins était situé place de l'Hôtel de Ville. Il  fut acquis pendant la Révolution par la municipalité roannaise et servit de mairie. Il fut détruit en 1874. Le couvent remplaçait un autre couvent des Capucins dont Antoine de Gilbertès fit don en 1638 à  l'Hôtel-Dieu, c'est à  dire l'hôpital ou hospice de Roanne, mentionné dès le XIVe siècle.  Evoquons enfin deux autres couvents, celui des Minimes et celui des religieuses de Sainte-Elizabeth. Le premier se situait à  l'emplacement de l'église des Minimes (Notre-Dame des Victoires) dans la basse ville à  proximité du port. Il a été détruit au XIXe siècle. Le second donnait sur la principale rue commerçante de la cité.
La chapelle des Minimes est née avec la création d'une nouvelle paroisse, en lieu et place du couvent des Minimes. Egalement nommée Notre-Dame des Victoires selon le souhait du cardinal Fesch, l'oncle de Napoléon,  elle fut remplacée pr une église à  la fin du XIXe siècle. Elle a été construite par l'architecte lyonnais Desjardins dans un calcaire dur à  grain fin rehaussé de lave de Volvic à  certains endroits.  Le clocher n'a quant à  lui été entrepris que vers 1884 et a été remis en état un siècle plus tard. L'église a par ailleurs perdu la croix qui ornait sa façade et a été aménagée d'une cloche supplémentaire en 1926. Le mobilier est notamment constitué d'un magnifique maître-autel et de son retable sculpté ou de statues comme Notre-Dame de Pitié.


Chapelle Saint Nicolas du Port

Tout près de là  se trouve la chapelle des mariniers de son vrai nom Saint Nicolas du Port. Elle a été édifiée par mariniers entre 1628 et 1630 pour remercier le ciel alors que la peste venait de ravager Roanne et ses alentours. Elle accueillait surtout les assemblées corporatives de mariniers ; des messes ou des mariages y étaient plus occasionnellement célébrés.  Le bâtiment subit d'importants travaux en 1717, puis fut désaffecté et mis sous séquestre à  la Révolution.  Tour à  tour dépôt de grains, débit de boissons, bureau de navigation ou bureau de poste, la chapelle a servi de maison d'habitation jusqu'en 1970 environ, avant d'être restaurée par la Ville. Les mariniers possédaient une autre chapelle, Saint-Nicolas-en-l'Ille, détruite au XIXe siècle.


Evoquons enfin, dans le Faubourg Clermont,  l'église Saint-Louis, construite par  l'architecte roannais Gilbert-Jules Michaud au XIXe siècle. Les travaux ne prirent fin qu'en 1881. Austère, de style roman bourguignon, l'édifice, sans les flèches prévues dans le projet intial, possède un intérieur sombre et un mobilier restreint.  L'église Sainte-Anne est quant à  elle située dans le quartier Mulsant. Sainte-Anne est  la patronne des tisseurs. On peut y voir d'ailleurs une belle statue de la mère de Marie, portée lors des processions le 26 juillet, fixée sur un petit métier de cotonne tout en bois. Le bâtiment, de style ogival, fut édifié par Jacques Michaud et le culte y fut célébré pour la première fois le 8 décembre 1863.


C'est la sculpture emblématique de Roanne, inaugurée le 22 septembre 1912. Elle se trouve place des promenades. Elle a été réalisée par Charles-Louis Picaud en 1912. L'artiste (Lyon, 1855 - Roanne 1919) était issu d'une famille de sculpteurs et travailla surtout à  Roanne tout en ayant un atelier à  Paris. Elève de Gustave-Adolphe Crauk, qui décora la façade de l'aile Richelieu au Louvre, Roanne lui doit aussi le monument La Reconnaissance, commandé par la Ville pour honorer la mémoire de Pierre Despierre, bienfaiteur des indigents, le buste de Populle, ancien maire de Roanne, et le Monument commémorant le centenaire de la défense de Roanne face aux Autrichiens (place de l'hôtel de ville). Les personnages des Pauvres Gens sont  en réalité... des Parisiens, surpris et observés par l'artiste sur un banc de la capitale.



Outre jean Puy, évoqué plus haut, Roanne a vu naître Emile Noirot (1853-1924). Peintre de la Marine, il a aussi décliné les Gorges de la Loire par tous les temps. Léon Mignen (1849-1903) était le portraitiste à  la mode de la bonne société roannaise. Son atelier, rue Sautet, devint après sa mort et jusque dans les années 60, le centre de vie artistique et culturelle de la ville. Charles Devillié (1850-1905) adhéra complètement au courant impressionniste et Maurice Aubret (1897-1977) créa en 1927 le Cénacle qui réunissait des artistes indépendants, peintres, aquarellistes, sculpteurs tels Caradot, Berg, Russias... Evoquons encore Pierre Etaix qui passa une grande partie de son enfance à  Roanne et qui réalisa pour la mairie la fresque des activités roannaises (1950). Elève de T.-G. Hansen, il est également l'auteur de plusieurs films dont Tant qu'on a la santé (1966), Le Grand Amour (1968)... Armand Jean Fernandez enfin, dit Arman, avait de fortes attaches roannaises. Une de ses oeuvres célèbres, "Les Gourmandes" (1992) se trouve en face du restaurant Troisgros. Ces fourchettes en bronze de plus de quatre mètres de haut évoquent pour l'artiste "un dragon chinois qui serait un gourmet habitué à la cuisine française". Diantre !
 


Né le 13 octobre 1946 à  Roanne , Michel Granger vit et travaille à  Paris. Il a réalisé, notamment, certaines pochettes de disques de Jean-Michel Jarre, des affiches pour l'ONU, le festival de Cannes ou Reporters sans frontières. Sa sculpture "Elle grandit parmi la forêt et les eaux" a été commandée par la Ville de Roanne afin de marquer le passage dans le 3e Millénaire. Elle se trouve à  l'entrée de la rue Maréchal-Foch. Haute de 4,50 mètres sur 4,50 de large, elle symbolise la Ville, suggère l'idée de croissance et lance un appel au respect de l'environnement.


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Lien et bibliographie  :

> En savoir + sur Jeanne Chézard de Matel


Site internet de la Ville de Roanne

Roanne pas à  pas, Jean Canard
Editions Horvath 1982

Roanne et son arrondissement
Editions Horvath
Sous la direction de Jean-Pierre Houssel 1984

Etudes foréziennes; la vie urbaine dans le département de la Loire et ses abords
Divers, 1972, Centre d'Etudes Foréziennes

Roanne d'autrefois
Jean Cabotse et Marie-José Astre
Horvath 1980

Roanne
Divers
Maury Imprimeur 2002