Wednesday, February 28, 2024
Petite histoire des jardins ouvriers du Père Volpette et présentation de la Fédération des Associations des Jardins Ouvriers et Familiaux de la Loire.

Comme Rome ! C'est du moins une opinion répandue chez les habitants. Comme à  Rome, sept collines enserrent l'Urbs ligérienne. Reste à  les nommer : Montaud, Montmartre, Beaubrun, le Crêt de Roc, Métare, Villeboeuf et la Mulatière. Et Saint-Priest, et Montreynaud, sur le carreau ? Peu importe, c'est depuis ses collines que la ville se découvre le mieux et la vue d'ensemble amène un constat moins évident au ras du sol : l'ex-ville noire, devenue plus ou moins grise, voir jaune dans l'hyper-centre, est aussi une ville verte colorée par 720 hectares d'espaces verts intra-muros.

Jardins Momey (F.A.J.O.F.L.)

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On pourrait ajouter à  ce nombre les 89 hectares de jardins familiaux (3180 parcelles au total) qui font partie du paysage stéphanois et qui apportent au printemps une vraie touche de campagne dans la ville. Au début du XXème siècle, ces jardins furent les seuls îlots de verdure au sein de la ville industrielle. Et aujourd'hui encore, sauf erreur, Saint-Etienne reste la ville qui compte la plus forte densité de jardins familiaux. Ceux-ci sont cultivés par des jardiniers appartenant à  trois groupements dont deux sont exclusivement stéphanois : les Jardins Volpette (40 hectares en 2005, 1650 parcelles) et les Jardins du Puits Couriot (13 hectares en 1996).

Le troisième déborde largement de Saint-Etienne avec des antennes disséminées sur certaines parties du département, il s'agit de la Fédération des Associations des Jardins Ouvriers et Familiaux de la Loire (40 hectares environ à  Saint-Etienne).

Entrée d'un des jardins de la Croix de Mission (hauts de la Cotonne, en face de la statue de la Vierge)

Ces jardins, familiaux aujourd'hui, ont longtemps été exclusivement des jardins ouvriers. Dans le préambule à  sa Proposition de loi relative aux jardins familiaux et aux jardins d'insertion, présentée au Sénat en 2002, Christian Cointat a rappelé leur origine et mêlé leurs motifs initiaux avec leur intérêt actuel :

"La naissance des jardins collectifs date de la fin du XIXème siècle, sous l'impulsion de l'abbé Lemire et du père Volpette. L'intérêt des jardins familiaux est multiple :
 
- ils constituent un lieu de vie locale ;
- ils jouent un rôle important dans les loisirs et la vie familiale ;
- ils représentent un terrain de prédilection pour l'initiation à  la nature et à  la protection de l'environnement ;
- ils favorisent la vie sociale et associative ;
  - ils constituent un moyen efficace de gérer l'espace périurbain et d'en mettre en scène et en valeur le paysage ;
- ils constituent un support de solidarité et de résistance à  la précarisation, en permettant l'auto-approvisionnement ;
- ils sont un moyen positif de lutte contre l'inactivité forcée (perte d'emploi, retraite) ;
- ils ont été, à  l'origine, l'un des instruments de lutte contre l'alcoolisme"

Jardins de Chavassieux (F.A.J.O.F.L.)


L'abbé Lemire, maire d'Hazebrouck (Flandre) et Député, fut le fondateur de la Ligue Française du Coin de Terre et du Foyer (1896). Partant du principe que « la terre est le moyen, la famille est le but », l'essentiel de son activité fut consacrée à  la constitution de jardins ouvriers. Marguerite Yourcenar a résumé ainsi les objectifs de son oeuvre : offrir aux salariés un peu plus d'air pur, une aide alimentaire contre la cherté de la vie mais aussi une sorte de réhabilitation par le contact avec le sol. L'abbé Lemire inscrivait sa démarche dans le cadre du catholicisme social qu'en 1891, le Pape Léon XIII inaugura avec son Encyclique Rerum Novarum.

Le Père Volpette, quant à  lui, est avec Reine Françon, le pasteur Comte et quelques autres plus ou moins oubliés, une des plus belles figures de Saint-Etienne. C'est grâce à  lui que la ville fut la première à  posséder des jardins ouvriers à  grande échelle.

L'homme noir

Son histoire a été retracée par P. Louis Théolier en 1930 dans L'homme noir chez les hommes noirs. Surnommé par l'auteur « le saint de Saint-Etienne » ou encore « l'apôtre des mineurs », Félix Volpette naît le 2 octobre 1856 dans le Puy-de-Dôme. Ses parents étaient des cultivateurs aisés de Saint-Rémy-de-Chargnat. Elève au collège de Billom, il effectue ensuite son noviciat chez les Jésuites de Clermont. Discipliné et travailleur, très pieux aussi, il songe un moment à  entrer chez les moines de la Trappe, un ordre monastique qui se distingue par la rigueur de sa règle. En 1878, il prononce ses voeux et entreprend des études littéraires à  Montciel, près de Lons-le-Saunier. Le « nouveau Saint Louis de Gonzague », comme le surnomment ses condisciples, part enseigner dans un collège de Dôle puis doit s'exiler au Pays de Galles, à  Mold, avant de revenir en France où il est ordonné prêtre en 1885. Père spirituel au grand collège de Mongré, à  Villefranche-sur-Saône, il rejoint ensuite le Père Joyard à  Fourvières. C'est en 1890 que débute son histoire d'amour avec la « ville noire ». Il est nommé Père spirituel au célèbre collège Saint Michel en même temps que prédicateur dominical. Il y côtoie le Père Vignat qui, plus tard, soutiendra les initiatives du jeune prêtre que d'aucuns trouveront un peu trop audacieuses, voire « socialistes ». Théolier : "Je le revois encore, après tant d'années. Jamais il n'est plus éloquent et plus persuasif que lorsqu'il explique les textes de la miséricorde et de la confiance : la Tempête apaisée, la Chananéenne, le Lépreux..."

Le 18 décembre 1892, Albert de Mun vint à  Saint-Etienne prononcer en écho à  l'Encyclique Rerum Novarum, un fameux discours-programme du « Catholicisme social ». Volpette, bouleversé, entend l'appel. En cette fin de XIXème siècle, la ville bruit comme une ruche révoltée et plus d'une fois le drapeau rouge de l'insurrection traverse les rues. La cité compte alors 130 000 habitants dont près de 90 000 ouvriers, mineurs, rubaniers, métallos, armuriers... Une crise générale résultant d'une surproduction frappe tous les secteurs. Le chômage augmente brutalement et la misère frappe les classes ouvrières. Chaque jour, de violentes manifestations ont lieu dans différents quartiers. Volpette visite les taudis, réconforte et secourt. Des cortèges de miséreux viennent frapper à  la porte du collège Saint Michel. C'est en 1894 que lui vint l'idée des jardins ouvriers. En lisant le journal le Temps, Volpette découvre l'initiative de Mme Hervieux qui, à  Sedan, donne en location à  des chômeurs une parcelle de terrain à  cultiver. L'idée séduit le prêtre. D'abord parce que Saint-Etienne compte dans ses murs des milliers de familles « débarquées » des campagnes de Haute-Loire et d'ailleurs. Le travail de la terre leur est chose naturelle. Et puis, parce que "'assistance par le travail de la terre, au lieu d'humilier le pauvre, le relève à  ses propres yeux."

Carte postale (datée de 1911), prière dans un jardin ouvrier stéphanois

« Le désert fleurira »

L'oeuvre du Père Volpette débuta avec une terre de deux hectares, au-dessus du Clapier. Acheté 200 francs, le terrain fut baptisé Champ Sainte-Marie et divisé en cinquante lots. Certains bons bourgeois au ventre plein, parfois même au grand coeur, froncent les sourcils. Quinze jours plus tard, un propriétaire offre un terrain voisin de deux hectares : le champ Saint-Joseph. Un troisième, en friche, est nettoyé : c'est le champ Saint-Etienne où s'installent 46 familles. Au total, cinq hectares sont destinés à  98 familles, soit environ 600 personnes. Des terres encore ! Volpette va les chercher à  Côte-Chaude, au « pays des Socialistes », dans un paysage sinistre et désolé où le grisou en flamme dévore les galeries, qui parfois affleurent le sol. Ce sont les champs Saint-André, Saint-Ignace et Saint-Michel où 41 familles s'installent. En 1897, les jardins Volpette s'étendent encore, derrière la Manufacture. Fin 1898, 18 hectares permettent à  400 familles de cultiver 410 jardins. Cette même année, Mme de Rochetaillée offre dans le quartier du Soleil près de 13 000 mètres carrés. Le champ est baptisé Saint-Camille, en hommage au Baron de Rochetaillée, son époux décédé. En 1907, 4000 ouvriers bénéficient de 700 jardins. En septembre 1922, à  la mort du Père Volpette, ils étaient deux fois plus.

Carte postale de 1914.

La légende indique: "Enfant malade dans un jardin ouvrier stéphanois. Pauvre lys cassé !"

En 1903, un congrès à  Paris réunit plus d'une centaine d'oeuvres semblables à  la « Ligue Française du Coin de Terre et du Foyer » fondée par l'Abbé Lemire et à  l'oeuvre de Volpette baptisée « l'Association du Foyer et du jardin de l'Ouvrier ». Le mouvement s'étend aux entreprises. En 1899 à  Saint-Etienne, pour une location symbolique, la Société des Houillères avait cédé trois terrains situés dans le Jardin des Plantes, au Crêt de Roc et au Soleil. Les Chemins de fer, la Manu, les Aciéries... suivirent la voie en mettant des terrains à  disposition de leur personnel, notamment pendant la Grande guerre où la pénurie se fit cruellement sentir.

Règlement général et statuts

Pour pouvoir acquérir un lopin de terre, le règlement général stipule en premier lieu qu'il ne faut pas être propriétaire d'une maison ou d'un jardin suffisant à  ses besoins domestiques. Il faut jouir d'une bonne réputation, s'engager à  respecter les dimanches et les fêtes, autrement-dit ne pas travailler les jours chrétiens. Accomplir enfin dans les jardins (et les maisons s'il y en a) les travaux utiles. Au niveau de l'organisation, en 1902, les « champs » de l'association deviennent des « sections ». Des « chefs de sections » font le lien entre les jardiniers et le Bureau du Conseil d'administration. Ce dernier est composé de 15 membres.

La cité Jeanne d'Arc

Mais Félix Volpette ne voulut pas en rester là , et dès la création des premiers jardins furent érigées quelques maisons afin d'associer « terre » et « logis ». Le premier habitant, un ancien mineur, Fraissenon dit « coucou » qui désirait fuir sa femme (raconte la petite histoire), se bâtit une petite maison de 12 mètres-carrés et de deux mètres de hauteur. Le Père Volpette, pour construire des baraques sur des terres minées par les galeries souterraines, invente une brique faite de chaux, de ciment et de scories vitrifiées de charbon : la « merdafé ». Cette invention, brevetée, est exploitée dans le cadre d'une S.A. nommée « Briqueterie Economique Stéphanoise ». Une usine est même créée dans de vieux bâtiments de la ferme Saint-Ennemond. La briqueterie fonctionne à  l'aide d'un moteur de douze chevaux et emploie près de 20 ouvriers ! 5000 briques par jour sont fabriquées !

Le rêve de « l'homme noir » est grand et revêt la forme d'une véritable cité, la cité Jeanne d'Arc ! "Le plan - nous dit Théolier - le plan était fait. L'Eglise au Centre. Dans le cadre municipal, elle eût une sorte d'autonomie, ses conseils, ses droits, ses coutumes." Théolier ajoute que ce plan empruntait beaucoup au livre des Métiers et à  la forme des antiques Corporations. Pour mener à  bien son projet, le prêtre élabore aussi une Caisse Rurale destinée à  fournir une aide aux jardiniers les plus modestes. Mais la mauvaise gestion financière de la Caisse rurale, le flou qui entoure parfois certaines terres (qui est propriétaire ?), la concurrence de fabricants qui ont récupéré le procédé de fabrication des briques, en même temps que l'anticléricalisme qui vise en particulier les Jésuites, acheva l'aventure en 1908 et ruina le rêve de la cité Jeanne-d'Arc. Une vingtaine de petites maisons, entre cinquante et cent mètres carrés, avaient été construites.

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Notre-Dame des jardin, Sainte Vierge aux attributs de Démeter
sculpture réalisée par André Longeon à  la demande du Père de Thoisy

Une photo célèbre: le Père Volpette avec une famille. Dans l'ouvrage Créations et solidarités dans la grande ville ouvrière, Bernard Rivatton nous apprend qu'il s'agit de la famille Thivillier, originaire d'Aveizieux. La maison qu'on aperçoit en arrière plan est la 4ème construite.

Les « jardins Volpette » de 1922 à  nos jours

Le Père Volpette s'éteignit le 21 septembre 1922. Sa dépouille fut accompagnée au cimetière (quel cimetière ?) par deux mille ouvriers. C'est son successeur, le Père de Thoisy, une autre grande figure, également jésuite, qui rebaptisa l'association du nom de Volpette en 1938. Saint-Etienne compte alors 3 400 jardins. Durant la Seconde Guerre mondiale et la pénurie qui l'accompagne, de Thoisy recherche de nouveaux terrains. 41 nouvelles sections sont créées ; elles disparaîtront pour la plupart à  la Libération. Entre 1945 et 1975, le nombre de jardins décroît et à  la mort du père Thoisy, le 24 avril 1975, l'association compte 2 500 jardins. Le Père Richard prend la relève puis le Père André Fournier qui fut le dernier religieux à  la tête de l'association (1998).

Aujourd'hui, l'association gère 40 hectares de terrain, répartis en 45 sections, cultivés par 1650 jardiniers. Le Conseil est toujours composé de 15 membres. Chaque parcelle a une superficie comprise entre 150 et 200 mètres carrés. Chaque parcelle dispose d'une adduction d'eau et d'un abri pour les outils ou les rencontres familiales. La redevance pour chaque parcelle varie selon la surface et la consommation d'eau.

Localisation des Jardins Volpette

1 : Basse Jomayère
2 : Batie 1
3 : Batie 2
4 : Bel Air
5 : Le Bernay 1
6 : Le Bernay 2
7 : Boulevard des Champs
8 : Carrefour
9 : Chana-les-Champs
10 : Le Cret de la Faye
11 : Le Cret du loup
12 : La Croix de Mission
13 : Le Devey 2
14 : L'engrenage 1
14 bis : L'engrenage 2
15 : Les Fougères
16 : Les Fougères 2
17 : Rue Jean Moulin
18 : Malacussy 1
19 : Malacussy 2
20 : Maugara
21 : La Métare 1
22 : La Métare 2
23 : La Métare 3
24 : Michon
25 : Montplaisir
26 : Le petit Cabaret
27 : Poyeton
28 : Poyeton 2
29 : Quartier Gaillard
30 : Reveux
31 : Rue André Ruel
32 : Rue Beaune
33 : Rue Burdeau
33 bis : Jeu de Paume
34 : Rue de la Tour
35 : SNCF 1
36 : SNCF 2
37 : SNCF 3
38 : La Sapinière
39 : La Taillée
40 : Tardy 1
41 : Tardy 2
42 : La Vigourette 1
43 : La Vigourette 2
44 : La Visitation

La Fédération des Associations des Jardins Ouvriers et Familiaux de la Loire

C'est à  deux pas du golf où s'élevait autrefois le puits de la Chana, près de sa parcelle de terrain, que Mme Carrot, l'actuelle secrétaire de la Fédération, nous avait donné rendez-vous. Ce même jour, nous avons eu aussi le plaisir de rencontrer au jardin Momey, complètement par hasard, Mr Liotier qui fut longtemps le trésorier de la Fédération. Tous deux nous ont expliqué avec passion l'organisation et les objectifs de leur Fédération. Et bien sûr, leur amour du jardinage. Mr Liotier, par exemple, est intarissable quand il s'agit de décrire l'esprit de convivialité qui animent les gens dans leurs jardins. En outre, il met en avant le lien social qui se crée entre les jardiniers, voire même l'aspect égalitariste qui y est naturellement appliqué : "Qu'on soit ouvrier ou cadre, tout le monde quitte sa casquette quand il vient jardiner ! Les gens parlent le même langage, celui du jardinage..."

 
 
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"Jardinage à  la lune" de rigueur pour M. Liotier


La Fédération, créée en 1919, se distingue des Volpette sur plusieurs points. Comme nous l'avons vu, la naissance des jardins Volpette s'est faite dans le terreau chrétien. La F.A.J.O.F, dès ses origines, s'affirme non-confessionnelle. D'autre part, elle ne concerne pas uniquement Saint-Etienne. Elle gère des terrains dans tout le bassin stéphanois (St Genest-Lerpt, Terrenoire, Roche-la-Molière...) et comporte également une antenne sur le Roannais. Les parcelles ont une surface approchant les 200 mètres carrés environ. L'organisation de la structure diffère également. Alors que leurs concurrents et amis ne forment qu'une association, reliée à  ses jardiniers par des responsables de section, chaque section de la Fédération constitue en elle-même une association avec Président, secrétaire, trésorier etc. Des points communs rapprochent cependant les Volpette et la Fédération: les effectifs, le nombre de sections et les surfaces cultivées sont à  peu près semblables. Le but principal est le même: mettre une parcelle de terrain à  disposition d'une famille ou d'un particulier.

Il n'est pas obligatoire d'habiter Saint-Etienne pour obtenir une parcelle. Le jardinier qui adhère à  une des 32 associations de la F.A.J.O.F s'acquitte d'une cotisation annuelle (modique) pour la jouissance de sa parcelle, eau comprise (fournie par la Ville de Saint-Etienne à  un tarif préférentiel). Selon l'association à  laquelle il adhère, il peut être amené à  payer une caution pour le cabanon. Chaque location est reconductible automatiquement, sauf démission du jardinier. Les jardiniers ont le devoir de tenir leur jardin propre, même s'il n'est pas cultivé, et de ne pas transformer leurs parcelles et leurs cabanons en gandouses comme cela s'est vu parfois.

Quant aux relations avec la Ville, Mme Carrot et M. Liotier nous disent qu'elles sont bonnes. La restructuration de la zone Malacussy (qui concerne surtout les Jardins Volpette) n'a pas détruit les jardins mais les a simplement déplacé par tranches. Y-a-t-il un profil type du jardinier ? Certains jardiniers - nous dit Mme Carrot - cultivent leurs parcelle depuis près de 25 ans ! Beaucoup de personnes âgées donc, souvent issus de milieux ruraux ou ouvriers, beaucoup d'hommes mais aussi de plus en plus de jeunes et de femmes, des familles qui viennent ensemble, des citadins qui s'offrent un peu de nature à  proximité

Les cultures sont principalement de deux sortes. Des fleurs qui embellissent la ville mais surtout des légumes, plutôt courants : poireaux, persil, pommes de terre... Mais quelques jardiniers remettent parfois aussi au goût du jour certaines cultures « anciennes » : topinambours, choux anciens... Un détail important au passage : la vente des produits cultivés dans les jardins familiaux est interdite.

Le mot de la fin ?
"Mai arrive avec ses clochettes, pour nous dire vive la fête"

Livres et livrets traitant du sujet:

- Créations et solidarités dans la grande ville ouvrière, Univers. de Saint-Etienne, 2003
- Histoire des Jardins Volpette à  Saint-Etienne, Jacques Magand, livret édité par les jardins Volpette, 2005
- "Genèse d'une ville" Saint-Etienne, Histoires et perspectives du pays stéphanois, Chirat 2001
- Cent ans d'histoire des jardins ouvriers, Créaphis 1996

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