Sunday, May 09, 2021
Ce poète ouvrier stéphanois eut son heure de gloire, bien éphémère, lorsque fut enfin publiée, à  la veille de sa mort, une infime partie de son immense oeuvre manuscrite: 624 poésies et chansons. C'était un hommage bien tardif et mesuré à  l'un des bons poètes patoisants qu'a connus la région stéphanoise au XIXe siècle.

 

Ce menuisier-ébéniste a en effet distrait toute une population, celle de l'agglomération industrielle de Terrenoire, formée autour d'une des plus grandes usines métallurgiques de la région, avec ses chansons plus ou moins gauloises. Elles nous racontent la vie quotidienne des humbles sous le Second Empire, les mineurs, les forgerons, les tisseurs, les « gandoues », etc. Cette vie était particulièrement rude dans une bourgade industrielle soumise à  l'emprise d'un de ces patrons de choc qu'honorait l'Empire : Euverte, à  la fois directeur des forges et maire de Terrenoire, inaugura en effet une sorte de taylorisme avant la lettre. Vacher a chanté le rude labeur du puddleur appelé ainsi douze heures par jour à  retourner, à  l'aide du « ringard », la boule d'acier en fusion pour le décarburer, douze heures devant la gueule ardente du four : il fallait à  l'ouvrier toute une dame-jeanne de vin pour étancher sa soif.
Très tôt, la vision de cette misère à  laquelle échappait en partie l'artisan, fils de paysans, qu'était Vacher, l'a amené à  se révolter contre l'Empereur Napoléon III. Vacher avait en revanche le culte de Garibaldi, cet aventurier qui, après avoir propagé la révolution en Amérique latine, s'est employé à  libérer son Italie natale de la double oppression du Pape et de l'Empereur d'Autriche. Vacher allait même servir sous les ordres du grand homme lorsqu'il vint offrir son épée à  la République française au berceau envahie par les Prussiens en 1870. Cette opposition à  Napoléon III amena Vacher à  fonder à  Saint-Etienne une de ces « goguettes », de ces sociétés à  boire où les ouvriers frondaient en vers, au glouglou des « canons », l'Empereur et le Pape, la police et les curés, ces « buveurs d'eau » ! Vacher conféra ses lettres de noblesse à  un de ces cabarets en lui donnant le nom combien prestigieux de « Caveau stéphanois ». 

Eloge du Vieux Caveau Stéphanois

Salut, République d'amis,
De bons vivants, de bons apôtres,
Je suis tout fier sous mes habits
De me compter au  rang des vôtres.
Qu'Escobar nous fasse le poing,
Tout en riant qu'on  se souvienne,
Que ses disciples n'entrent point
Dans le Caveau de Saint- Etienne.

Chez nous pas de froide étiquette,
On peut y venir en sabots,
En blouse, en frac, comme en jaquette.
Chacun peut au nom de l'Amour,
Y présenter sa citoyenne :
On est plus galant qu'à  la cour,
Dans le Caveau de Saint-Etienne.

Venez, ô nobles défenseurs 
De la cause démocratique,
Venez, chers amants des neuf soeurs,
Et de la poésie antique.
Venez, amis de la chanson,
Ici chacun chante la sienne,
Il n'est pas un méchant garçon,
Dans le Caveau de Saint-Etienne.

Là , règne la Fraternité,
Reine au profil de Stéphanoise,
On y peut boire en Liberté,
Sans qu'un Vidocq  vous cherche noise.
Que n'est-il pas du vin d'Amec,
Notre Furens couleur d'ébène',
Nous l'aurions bientôt mis à  sec,
Dans le Caveau de Saint-Etienne!

On est servi par Louison
Et sa compagne épouse d'ordre.
Pour faire cuire un saucisson,
A leur talent qui pourrait mordre '!
Le vieux bonhomme Rabelais
Aurait oublié son antienne
Pour vider quelques gobelets
Dans le Caveau de Saint-Etienne.

Chantons comme chantait Murger
A la fleur de son plus beau lustre,
Comme le divin Béranger,
De mémoire à  jamais illustre,
Pour le Progrès, l'Humanité,
Amis, marchons quoiqu'il advienne,
C'est un temple d'Urbanité,
Que le Caveau de Saint-Etienne.

Au nom de la bonne Amitié,
Narguons les trois soeurs filandières,
Tout en souriant de pitié
De l'enfer et de ses chaudières.
Que Satan nous guette des yeux,
En vrai paà¯ens qu'on se soutienne,
Trinquons en réprouvés joyeux,
Dans le Caveau de Saint-Etienne.

Cela faisait de cette « goguette » l'héritière du célèbre « Caveau » parisien qu'avait illustré le maître de tous les rimeurs amateurs qu'étaient les poètes ouvriers, Béranger, « le divin Béranger ». Béranger leur donnait en effet l'exemple de l'opposition à  l'Empire, à  ce détail près qu'il s'agissait d'un autre Napoléon, l'oncle combien plus prestigieux du monarque en exercice : Béranger s'était en effet fait connaître d'un large public en chansonnant les prétentions à  la domination universelle de Napoléon Ier sous les traits du petit « Roi d'Yvetot ». Les poètes ouvriers empruntaient aussi à  Béranger ses airs et sa manière, ce qui donnait un ton quelque peu pédant à  nombre de leurs productions sous l'invocation d'Apollon et des Muses, alors que la plupart de leurs auteurs n'avaient pas dépassé, voire atteint le niveau du certificat d'études. C'était le cas de Vacher qui avait quitté l'école dès l'âge de 9 ans. Il fallait bien vivre : nombre de ces poètes en herbe avaient été placés dès le plus jeune âge par des parents nécessiteux.

Du coup, leurs vers en patois, le dialecte francoprovençal mâtiné d'occitan ' on était tout près de la limite linguistique ' alors en usage à  Saint-Etienne, sonnaient souvent plus juste que leurs laborieux exercices en français. C'était le cas de Jacques Vacher dont le père, artisan passementier, descendait de paysans du Pilat.

Certes, le patois était généralement réservé aux chansons les plus gauloises ' comme le latin, le patois dans les mots brave l'honnêteté -, mais Vacher eut l'audace d'en faire un usage politique généralement réservé au français. C'est ainsi que, dès 1869, il défendit en patois le candidat républicain Dorian contre son adversaire monarchiste et clérical, le baron de Rochetaillée, un zouave pontifical qui avait défendu le pape contre Garibaldi à  Mentana, où le Chassepot ' le nouveau fusil de l'armée française - avait « fait merveille ». Cette activité politique en pleine grève des mineurs, marquée à  la Ricamarie par la fusillade de la tranchée du Brûlé, chantée par son ami Rémy Doutre, valut à  Vacher d'être emprisonné. Il se retrouva à  Bellevue en compagnie des journalistes républicains de L'Eclaireur qui avaient soutenu la cause des mineurs en grève. L'un d'eux a eu le temps de portraiturer l'ardent jeune homme aux allures romantiques qu'était alors Jacques Vacher.

Comme ses compagnons de captivité, il fut libéré par l'amnistie du 15 août. C'était en effet la Saint Napoléon : Napoléon III avait eu l'audace de transformer en fête nationale, à  la place du 14 juillet, par trop républicain, la fête de l'Assomption de la Vierge Marie. Ce rapprochement presque sacrilège donna l'idée à  Vacher de célébrer à  son tour, en patois, une autre Vierge, rouge cette fois, « la Marianne », cette « fille sans chapeau », coiffée du bonnet phrygien, qui allait présider à  tous les fastes de la future République  après avoir mis à  bas le Bonaparte.

La Marianna

La dzieumingi vai Pelissi
Vou vet gala le damiselles,
Mais jamais n'ai t-oeu lou souci
De dan si in brand avouai z-elles.
Iquella que j' amou lou mai
N'et ni la Yetta et ny la Jeanna
Vou-étz ena filli sans chapai
Qu'ell an bateyi la Marianna.

El' é naissua dzin lou z-eclai,
oeu puisson trafin doeu tonneure.
Tous lou poplou de l'univai
Non farant lieu viergi touteure,
Bion qu'in moeuvai jar a charchi
De la sagni dz'in cop de banna,
Si n'est pas proum a se cachi,
Par lu gara pa la Marianna!

Iquetou jou sest revindra
Par tambuta a noeutra porta1,
Daré Planfouai veri mouda
Soun bourai que la creyi morta,
A creva la pai doeu tambou,
Ontondri tous sonna la Dziana,
Brama partout dzin lou foeubou
Lou trioumphou de la Marianna!

L'ai leu dzin z-ena prounoustzi
Dz'in armania doeu tion d'Herodou
Qu'él adzura doeu paradzi
Dzin soun caba in nouvai codou,
Peusoun lou printion revindra
Rondre la jouai a la basanna2,
Et tout Santzieve ontonnara
Le louongi de la Marianna.

Prison de Bellevue, 15 Août 1869

1 Note de l'auteur: Je ne fus amnistié que le 16 août sur les instances du journal L'Eclaireur et de mes collègues politiques.
2 La basane est le tablier de cuir de l'ouvrier. D'où, par métonymie, l'ouvrier lui-même.


Marianne

Le dimanche à  Pélissier
On voit s'amuser les demoiselles,
Mais jamais je n'ai eu le souci
De danser un branle avec elles.
Celle que j'aime le plus
N'est ni la Yette, ni la Jeanne,
C'est une fille sans chapeau
Qu'on a baptisé la Marianne.

Elle est née dans les éclairs,
Au puissant fracas du tonnerre.
Tous les peuples de l'univers
En feront bientôt leur vierge,
Bien qu'un méchant taureau ait cherché
A la saigner d'un coup de corne,
S'il n'est pas prompt à  se cacher,
Pour lui gare à  la Marianne !

Un de ces prochains jours elle reviendra ici
Pour frapper à  notre porte,
Derrière Planfoy on verra s'en aller
Son bourreau qui la croyait morte,
A en crever la peau des tambours,
On entendra tous sonner la Diane,
Crier partout dans les faubourgs
Le triomphe de la Marianne!

L'ai lu dans une prédiction
D'un almanach du temps d'Hérode
Qu'elle apportera du paradis
Dans son panier un nouveau code
Ensuite le printemps reviendra
Rendre la joie à  l'ouvrier,
Et tout Saint-Etienne entonnera
Les louanges de la Marianne.

En 1870, lorsque le Chancelier Bismarck eut provoqué une guerre que réclamait l'achèvement de l'unité allemande ' rien ne rapproche les peuples, Prussiens et Bavarois, comme le sang versé en commun sur les champs de bataille -, les républicains comme Vacher y furent de prime abord hostiles, au point d'être traités de « Prussiens de l'intérieur » par les va-t-en guerre. Ces internationalistes voyaient en effet dans une guerre à  prétexte dynastique, la candidature d'un  Allemand au trône d'Espagne, le moyen pour l'Empire  de prolonger son existence, menacée par les résultats douteux d'un récent plébiscite : les bonapartistes comptaient en effet sur l'union sacrée pour resserrer les rangs. Mais tout changea dès lors que la honteuse défaite de Sedan eut entraîné la chute du régime impérial : les républicains, derrière le vieux révolutionnaire Blanqui, relevèrent le drapeau de la défense nationale contre les envahisseurs qu'étaient devenus les Allemands, qui venaient d'occuper l'Alsace. Prêchant d'exemple, Vacher, qui venait de proclamer la République du haut du balcon de la mairie de Terrenoire, « à  la barbe, disait-il, des garde-chiourmes de ce bagne industriel »,  les agents du maire bonapartiste Euverte, directeur des Forges de Terrenoire, s'enrôla dans les rangs des francs-tireurs républicains qu'avait réunis un de ses amis de « l'Eclaireur ». C'est à  cette occasion qu'il composa, toujours en patois, « la Marseillaise du Panassat », où il appelait les « Gagas » à  prendre les armes contre l'envahisseur.

La Marseillaisa doeu Panassa

Alloun z-enfan, a cop de canna
Mandoun Leboeuf avouai Failly,
Acc1amoun la granda Marianna
Que sest vin par nous deveilli. (bis)
Dz'ina moeu é tzin la balanci,
De l'oeutre ena piqua doura.
Chacun a fini de ploura,
Elle adzu a tous l'esperanci.

Couma de vrai soudâ, affrountoun lou trépas,
Moudoun,
Moudoun,
Requieuloun pas, on avant lou Gagas !

Moeugra sou bai canoun de coure,
Sa yeuta cou et soun bourai,
Bounaparte a fini d'écoure,
Adzieu doun lou petzi chapai, (bis)
Bion que lou blancs avouai lou prétrou
Se soun ligua tous a la vé,
Lou peuplou fara soun devé,
Punira lou ré et lou traitrou.

Ena vé la paix recounquisa,
Poueroun chanta lou mé de mouai.
Ni lou tion, l'hivai, ni la bisa
Ron n'arrettara lou travouai, ( bis)
Tout chacûn oeura prou d'escargi
Pa se viri dzin sa mésoun,
Tous lou métzi a l'unissoun
Repoundrant oeu soun de la fargi.

Par tout pays vou verra lure
Lou crizieu de la verita,
Vou verra dziminua lou bure
Et lou bonneu sest revindra, (bis)
Vou ne verra plus dzin la Franci
De geons marchi a pi déchoeu,
Lingûn ne géra plus defoeu,
Et chacà¼n oeura sa pidanci.


Couma de vrais soudâ affrountoun lou trépas,
Moudoun,
Moudoun,
Requieuloun pas, on avant lou Gagas!

4 septembre 1870
La Marseillaise du Panassa

Allons enfants, à  coups de canne,
Envoyons Leboeuf avec Failly,
Acclamons la grande Marianne
Qui vient ici nous réveiller. (bis)
D'une main elle tient la balance,
De l'autre une pique dorée.
Chacun a fini de pleurer,
Elle apporte à  tous l'espérance.

Comme de vrais soldats, affrontons le trépas, 
Partons,
Partons,
Ne reculons pas, en avant les 'Gagas' !

Malgré ses beaux canons de bronze,
Sa Haute Cour et son bourreau,
Bonaparte a fini son temps,
Adieu donc le petit chapeau, (bis)
Bien que les Blancs avec les prêtres
Se soient ligués tous ensemble,
Le peuple fera son devoir,
Il punira les rois et les traîtres.

Une fois la paix reconquise,
On pourra chanter le mois de mai.
Ni le temps, l'hiver, ni la bise
Rien n'arrêtera le travail, (bis)
Chacun aura assez d'espace
Pour se retourner dans sa maison,
Tous les métiers à  l'unisson
Répondront au son de la forge.

Par tout le pays on verra luire
Le flambeau de la vérité,
On verra diminuer le beurre
Et le bonheur reviendra ici, (bis)
On ne verra plus en France
Des gens marcher pieds nus,
Personne ne couchera plus dehors,
Et chacun aura de quoi manger.

Comme de vrais soldats, affrontons le trépas,
Partons,
Partons,
Ne reculons pas, en avant les Gagas!
C'est sous les ordres de son héros de la première heure, Garibaldi, venu mettre son épée au service de la jeune République, qu'il mena la guérilla sur les arrières des Allemands. Les francs-tireurs républicains eurent même leur heure de gloire en leur reprenant Dijon. Mais il était trop tard : les armées régulières que commandaient des militaires de carrière étaient déjà  vaincues. C'est la mort dans l'âme que Vacher et ses compagnons durent déposer les armes.

Cela aurait dû conduire Vacher, comme tant d'autres, dans les rangs des « Communards » qui réclamaient la guerre à  outrance, mais il se refusa à  les suivre dans une folle insurrection qui divisait les républicains, alors que les monarchistes venaient de remporter les premières élections d'après-guerre. Vacher, comme ses amis de L'Eclaireur, n'en fut pas moins en butte aux persécutions de la police de « Monsieur Thiers » qui l'accusait de vouloir soulever les ouvriers de Terrenoire. Il passait même pour être un redoutable agent de l'Internationale. On lui fit même grief rétrospectivement d'avoir proclamé la République avant l'heure du haut du balcon de la maire de Terrenoire, le 4 septembre 1870 !

C'est peut-être ce qui explique son exil dans la proche banlieue de Lyon, à  Villeurbanne, dans le quartier des Charpennes, où il coula paisiblement le reste de ses jours, sans avoir rompu tous liens avec ses amis stéphanois. On le vit même participer à  la refondation du « Caveau stéphanois » par son ami Gonon, chansonnier comme lui et historien de la chanson stéphanoise.  Il n'en eut que plus d'amertume d'en être exclu, comme les autres chansonniers ouvriers, à  la suite de l'embourgeoisement de cette société autour de 1890.

Cela acheva d'aigrir le vieux lutteur, déjà  déçu par les progrès de l'opportunisme au sein  d'une République qui n'était plus celle dont il avait rêvé sous l'Empire. La publication bien tardive de ses oeuvres n'eut pas le temps de le consoler, d'autant plus qu'elle fut gâchée par les corrections intempestives que lui apporta son collègue et adversaire Duplay, surnommé « le Père Baronte » : ce dernier, poète patoisant lui aussi, prétendait en effet imposer les règles orthographiques et grammaticales assez arbitraires qu'il avait codifiées dans son Dictionnaire, « la Clé du Parler gaga ». C'est ce qui a justifié une récente édition de la totalité de l'oeuvre manuscrite de Vacher, avec la participation des linguistes de l'Institut Pierre Gardette, Anne-Marie Vurpas et Jean-Baptiste Martin.

Bibliographie

ACHARD (Michel), « Vie et mort  du dialecte stéphanois aux XIXe et XXe siècles. Approche bibliographique », in : Etudes Foréziennes. Le Forez linguistique, VI, 1973, p. 179-194.

Chants ségusiaves. Poésies et chansons de Jacques Vacher, Saint-Etienne, Imprimerie de La Loire Républicaine, 1898.

DUPLAY (Pierre), La Clà  do parlâ Gaga, Saint-Etienne, Impr. Urbain Balaà¿, 1896.

GONON (Jean-François), Histoire de la Chanson stéphanoise et forézienne depuis son origine jusqu'à  notre époque, Saint-Etienne, L'Union typographique, 1906.

LORCIN (Jean), « Le Garibaldien Jacques Vacher et la Commune de Saint-Etienne », in : LATTA (Claude), dir., La Commune de 1871. L'événement, les hommes et la mémoire (Actes du colloque organisé à  Précieux et à  Montbrison les 15 et 16 mars 2003 sous la présidence de Michèle Perrot et Jacques Rougerie), Institut des Etudes Régionales et des Patrimoines, Publications de l'Université de Saint-Etienne, 2004, p. 199-212.

LORCIN (Jean), MARTIN (Jean-Baptiste), VURPAS (Anne-Marie), Le rêve républicain d'un poète ouvrier. Chansons et poésies en dialecte stéphanois de Jacques Vacher (1842-1898), Saint-Julien-Molin-Molette, Jean-Pierre Huguet, 1999.