Sunday, June 13, 2021
Terre de prière sur le chemin des anciens reméages vers Le Puy, la vallée du Cotatay fut aussi à  l'origine de l'industrie métallurgique dans notre région. Vallée ardente et calme à  la fois, où les hommes et les femmes ont marié l'eau et le feu, cette région de l'Ondaine, à  deux pas du Chambon-Feugerolles et de la Ricamarie, s'est laissée dévoiler un petit peu. Mais c'est pour mieux vous inviter à  marcher dans ses sentiers et découvrir par vous-mêmes ses mystères.
 

Notre balade commence à  la Ricamarie où nous cherchons longtemps le vieux chemin de Duon, appelé également chemin de Bénevent. Nous recherchons surtout une croix qui porte sur son fût un beau cartouche où sont gravés les armes d'une très ancienne famille stéphanoise, celles des Pélissier de Villeboeuf. Le blason se distingue très bien sur notre brochure qui date des années 1930 ! Il se voit beaucoup moins bien aujourd'hui, sur la croix située au même endroit, dans la rue qui porte désormais le nom de Jean Jaurès. Sous l'écusson était autrefois gravé l'année 1628. La brochure indique : "Le monument ne date pas d'hier. Trois cent ans ont à  peine effrité la pierre." Malheureusement, les soixante et quelques années qui ont suivi lui ont été moins indulgentes et le blason sera bientôt illisible.
.
"D'azur au chevron d'or, chargé de deux coquilles de gueules, surmonté d'un coeur enflammé de même, et accompagné de deux étoiles en chef, d'un lion d'argent en pointe." Cette croix a été restaurée en 2012 (lire).
.
La famille des Pélissier de Villeboeuf, qui donna un maire à  Saint-Etienne (Antoine Pélissier au XVIIe siècle), possédait sans doute une propriété en ce lieu pour y avoir fait élever cette croix.

Nous poursuivons notre chemin vers Cotatay. Destination : le hameau de la Sauvanière, à  l'entrée de la vallée. Il devrait son nom à  une famille originaire de Sauvain, dans les Monts du Forez. A moins qu'il ne vienne des saules noirs des bords de l'eau.
.
.
.
Meule de grès
.
Et Cotatay ? D'après M. Boissier, l'origine du nom de la rivière et de la vallée serait à  rechercher dans « Costa Asterii » puis « Costa Hastier » aux XIVe et XVe siècles, du nom d'une famille Astier mentionnée dans certains terriers de l'époque. Mais bien d'autres noms ont désigné le cours d'eau : Coustater, Coustate... Certains ont vu aussi une allusion aux « hastaires », soldats romains porteurs d'une haste, lance en bois armée d'un fer. Si cette hypothèse invérifiable était vraie, la présence des travailleurs du fer sur les rives de la rivière ne daterait pas d'hier !
.
.
Nous voilà  donc à  la Sauvanière. Ce hameau fut un lieu de vie spirituelle très ancien comme en témoigne sa chapelle qui porte une inscription peinte sur un linteau au dessus du porche :
.
"Gaspardus Caponi nas mundo coddicit
Aedes Maurici
causa condat ipse sibi ' Anno 1633"
.
Ce qui signifie :

« Gaspard de Caponi a dans ce monde fait élever cette demeure en l'honneur de Saint Maurice afin qu'il lui en prépare une dans le ciel , An 1633 »

Une autre inscription latine indique pourtant une origine plus ancienne. Elle est gravée sur une pierre à  l'intérieur de la chapelle. Celle-ci est inaccessible au public, dépendant aujourd'hui d'une propriété privée mais notre brochure reproduit le texte et donne la traduction de cette seconde inscription en contradiction avec la précédente :

« (...) sous le règne de Louis XIII, roi de France et de Navarre, et sous l'autorité de Gaspard de Caponi, baron de Feugerolles le sanctuaire fut dédié par André Dupré, notaire royal et Jeanne de Lacaure son épouse au saints cités. 2 février 1626 ».

Les saints en question étant François, Antoine, Austrilège, Ennemond. Il n'est pas question ici de saint Maurice. Quant à  André Dupré, il était installé dans le hameau proche de la Pauzière. Il est possible que la pierre où est gravée cette inscription provienne d'un autre sanctuaire démoli. En tout cas, ce sont les moines de l'ordre des Camaldules, fondé par saint Romuald en 1012 qui desservaient la chapelle fondée par Gaspard de Capponi, succédant peut-être aux religieux de l'ordre de Sainte-Croix. Les Camaldules, portant l'habit blanc en laine des Bénédictins, étaient présent également à  Bouthéon et surtout à  Grangent, un de leurs premiers établissements en France, où il reste en bord de Loire des vestiges très intéressants de leur chapelle et des maisonnettes attenantes. Cette chapelle de Grangent fut d'ailleurs restaurée par cette même famille des Capponi-Feugerolles vers 1600 après qu'un voeu fut exsaucé par la Providence: la naissance d'un fils : Gaspard. Cette famille était originaire de Toscane où fut fondé justement par saint Romuald le premier monastère de son ordre, à  Camaldoli. Ce qui explique le nom de ces religieux en même temps que l'attachement que la famille de Capponi leur porta en Forez.
.
.
Le superbe château de Feugerolles domine la vallée. Il fut construit par la famille de Lavieu sur un domaine qui appartenait à  l'origine à  la puissante famille de Jarez. De ce domaine, on trouve mention à  partir de 1176 dans un traité passé entre le comte de Forez et les archevêques de Lyon. Le château actuel (XVe siècle) passa aux mains des Capponi puis des Charpin (1660). Le portail est surmonté par des mâchicoulis abritant un chemin de ronde, auquel conduit un petit escalier pratiqué de chaque côté dans l'épaisseur du mur. La chapelle est du XVe siècle. Une inscription, placée dans la frise du fronton, indique que le portail et les fenêtres furent reconstruits  par Gaspard de Capponi.

feuger.jpg
feugerdx.jpg

Emile Salomon nous en apprend plus sur les salles du château. Au rez-de-chaussée, on découvre une grande salle dans laquelle une cheminée imposante où se lit encore le blason des Lavieu. Par la cuisine, on gagne une porte moderne qui conduit à  une tour ronde dans laquelle se trouve l'escalier à  vis primitif du château. Au premier étage, la chambre dite de Saint-Chamond, grande et magnifique, est éclairée par une grande fenêtre à  croisillons et une petite sans meneaux. On la nomme aussi chambre des Revenants, car, au dire des gens du pays, les anciens seigneurs de Feugerolles s'y donnent encore rendez-vous. De cette chambre, une porte conduit à  un cabinet situé au-dessus de la boulangerie. Au second étage, au dessus de la chambre de Saint-Chamond, se trouve celle dite des Commissaires, qui prend vue au couchant par une fenêtre à  croisillons. Une belle porte aux moulures gothiques conduit dans un cabinet de la grosse tour du portail, relié à  la salle des Archives. De là , on arrive dans un cabinet de la tour à  consoles. Par un dédale de petits réduits on parvient à  la chambre au-dessus de celle des maîtres. Enfin, par une petite porte carrée, on pénètre dans un cabinet voûté de la grosse tour du centre. A droite de la cour sont les appartements édifiés par Hugues de Charpin des Halles, en 1721, communiquant par une galerie au château. Laquelle conduit à  la salle à  manger et à  une autre pièce. Au premier étage, une salle immense est reliée à  la chambre de Damas.

Les armes des Charpin: d'argent à la croix ancrée de gueules, au franc quartier d'azur chargé d'une molette d'or. Pour info, les armes des Capponi étaient tranchées de sable et d'argent
.

Que savons-nous de Gaspard de Capponi, chevalier, baron de Feugerolles et seigneur du Chambon ? Peu de choses, fils d'Alexandre de Capponi, seigneur de Feugerolles et de Roche la Molière, et de Françoise d'Augerolles de Saint-Polgues il continua l'oeuvre de son père et se présenta comme un homme étonnamment pieux, faisant grand bien aux malheureux. Certains de ses nombreux frères et soeurs entrèrent dans les ordres. Quant à  lui, il n'épousa non pas le Christ mais Isabeau de Crémeaux puis, à  la mort de son épouse, Madeleine de Peloux.
Nous l'avons dit, la chapelle ne se visite pas mais nous pouvons, à  travers le récent ouvrage Cotatay en héritage et notre vieille brochure, donner un bref aperçu de son intérieur. L'autel est du XVIIe siècle, en bois ; il porte un retable qui comporte trois niches dont celle du centre garde la statue d'un Christ aux liens. Citons encore une statue d'une Vierge à  l'Enfant, une statue de saint Maurice en costume romain, une statue de saint Eloi bien sûr. La chapelle conserve t-elle encore le buste reliquaire de saint Maurice mentionné dans les années 30 ? Et la toile représentant saint Roch et saint Dominique, toile signée Casati l'Ainé - est-ce «l' inconnu au bataillon » de M. Meley, des Amis du Vieux Saint-Etienne, dans les années 1930 toujours ?
.
.
C'est dans cette chapelle où se trouvent encore peut-être les nombreux ex-voto (béquilles, lunettes, dédicaces...) témoignant de la dévotion passée que devait s'installer à  la Révolution la mairie de Feugerolles. De cette chapelle, il reste à  écrire encore que c'est en y célébrant la messe que le révérend père Jean-Michel Jullien entendit en 1873 la voix l'invitant à  faire élever la grotte de Cotatay. Mais de cela, nous reparlerons plus loin. Ajoutons que sa façade de briques rouges côté cour fut construite quand Antoine Denis en devint propriétaire au XIXe siècle. Son campanile comporte une cloche qui porte l'inscription suivante :
.
"Jacob Holtzer et Cie 1867
Parrain : André Denis, Commandeur du Saint Sépulcre de Jérusalem
Marraine : Anne Antoinette Denis"
.
Et grâce à  cette cloche fondue à  l'usine Holtzer, nous restons sur place pour arriver maintenant au pays de Saint Eloi. Et avant la famille alsacienne, c'est d'abord le sieur Jourjon que nous rencontrons. Il établit dans le hameau la première aciérie de la Loire. C'était dans la seconde moitié du XVIIIème siècle mais le travail du fer y était bien plus ancien. La première mention écrite de cette industrie semble dater de 1697 et avant elle, il est probable que les seigneurs de Feugerolles possédaient des martinets et des meulières actionnées par l'eau de la rivière. L'industrie de la coutellerie est avérée également par une « jurande » créée au Chambon en 1594. Elle disparut au XIXe siècle pour faire place à  la martellerie à  la lime et à  la boulonnerie.

Mathieu André Jourjon (1725-1804) reçut en 1773 pour sa tréfilerie de la Sauvanière, « unique dans le royaume », le titre de Manufacture royale et ceci pour une durée de quinze ans. Son fils Simon-André reprit le flambeau. En 1819, sa fabrique qui comportait trois laminoires et trois martinets alimentés par quatre feux occupait 14 ouvriers. Six à  sept mille douzaines de scies y étaient fabriquées chaque année. En 1839, la fabrique est vendue à  la famille Holtzer qui depuis 1825 possédait déjà  une aciérie située tout près de celle de Jourjon.
.
.
Jacob Holtzer, peint par Rolland en 1856
.
Un des grands noms de l'industrie ligérienne que celui des Holtzer. Jean Holtzer était originaire d'Alsace, de Kligenthal. Contrôleur de la Manufacture d'Armes de Mutzig, près de Strasbourg, il fut envoyé à  Saint-Etienne vers 1815. Dès son arrivée, l'Alsacien se trouva en contact avec les étireurs de Cotatay et fut grandement intéressé par cette industrie dont le cadre et les coutumes lui rappelaient son pays d'origine. Il se lia avec la famille Brunon, dont la martinet battait déjà  depuis près de deux siècles. Un autre Holtzer, son cousin Jacob, s'associa avec lui en 1825 pour fonder dans la vallée une petite usine pour la fabrication de l'acier corroyé. Leurs premiers ouvriers venaient d'Alsace, sans leurs familles d'abord. Ce Jacob Holtzer, créateur en 1829 des prestigieuses Forges d'Unieux, épousa Marie Caroline Toussaint et de leur union devait naître à  Cotatay une fille qui devint l'épouse de Frédéric Dorian.
.
.
Les deux associés se séparèrent, non sans cesser de collaborer. En 1831, il y avait dans la Loire quatre aciéries (La Bérardière, Trablaine, Assailly et Cotatay) et dans la vallée qui nous intéresse, c'est Jean Holtzer surtout qui continua à  diriger l'entreprise forte de huit ouvriers. En 1839, les cousins achetèrent l'usine Jourjon. Les Holtzer sont alors à  la tête, dans la vallée, d'un martinet, d'un petit domaine, d'une meulière, d'un petit fonds et de deux usines. Dans La Loire Historique (1840), Touchard-Lafosse revient sur la concurrence entre aciéries :
.
" Une usine importante fut fondée, il y a 24 ou 25 ans à  Trablaine, commune du Chambon, par Mr James Jackson. Cette usine produit de l'acier fondu et de l'acier cémenté et corroyé, mais depuis quelques années, cet établissement a été dépassé par celui de Mr Holtzer situé sur la rivière de Cotatay dans la même commune. L'acier cémenté est fabriqué avec des fers en barres de première qualité, principalement avec celui des mines spathiques, dites « mines d'acier ». On fait généralement des aciers peu carbonisés."
.
.
" La Caserne "
.
L'usine Jackson à  la Bérardière devait être par la suite exploitée durant quelques années par Jean Holtzer après le départ de la famille qui l'avait fondé. Sans doute parce que les deux petites usines de Cotatay ne pouvaient suffire à  satisfaire toutes les commandes, malgré les 20 000 kilos d'acier produits (en 1844). En 1855, sous le nom de « Jean Holtzer et fils », les productions de Cotatay furent distinguées à  l'Exposition. Jean Holtzer s'éteignit en 1869. Cette année, un grave accident eu lieu à  la Sauvanière qui précipita le déclin de l'usine. Une machine à  vapeur explosa, pulvérisant un mécanicien. L'usine Holtzer de la Sauvanière continua à  être exploitée jusqu'au 2 mai 1870, date à  laquelle elle fut vendue à  Madame Veuve Meyrieux et à  son fils François.

Le développement industriel de la vallée du Cotatay engendra la construction à  la Sauvanière d'un premier logement ouvrier nommé « la Caserne ». Ce type de logement, d'un ou deux étages, bâti sous l'inspiration des constructions alsaciennes, constituaient à  l'époque un progrès certain dans l'art de l'habitat au regard des taudis des mineurs ou des métallurgistes stéphanois.
.
.
Dans les années 20-30, M. Brunon, un de ces nombreux artisans forgeurs, étireurs... qui utilisent les chutes d'eau du Cotatay pour actionner les " martinets ".
.
.
4 km séparent la Sauvanière et le barrage de Cotatay, destination de notre balade. La route qui suit la rivière et serpente entre les rochers et les forêts nous mène jusque vers la grotte (2 km) puis continue un peu plus loin . Il faut ensuite continuer en empruntant à  pied un petit sentier. Entre le hameau et la grotte s'éparpillent le long de la rivière de nombreuses maisons d'habitation et des bâtiments qui témoignent encore de l'intense activité industrielle et artisanale qui eut court ici au fil des siècles. Le livre Cotatay en héritage dresse la carte de tous ces lieux d'activité : ateliers (armes blanches, faux, outils coupants, instruments aratoires, canons de fusils...), aiguiseries pour lames de couteaux ou limes, aciéries (socs de charrue, pioches...), moulins à  blé, scieries, etc.
.
.
.
Nous avons vu que la coutellerie, prospère au XVIIe, avait périclité au XIXe siècle en raison de la médiocrité de ses productions. En revanche, l'armurerie persista jusqu'à  l'année 2003 qui marqua le départ de MM. Gourbière et Majola, fabricants de lames d'escrime et de samurai dans l'ancienne forge Begon. Les lames de la vallée étaient assemblées, emmanchées et ornementées à  Saint-Etienne et le savoir-faire des fabricants, acquis après un long apprentissage, était reconnu en France et à  l'étranger. C'est par exemple Denis Louizon (à  la Pauzière) qui forgea la lame de l'épée d'académicien de Roger Caillois en 1971, ou encore celles des épées de Saint-Cyr et de la Garde républicaine.
.
.
Et nous arrivons maintenant à  la grotte de Cotatay. Son histoire débute dans la chapelle de la Sauvanière durant l'été 1873 quand le  Père Jullien qui célèbre la messe dit avoir entendu un appel (une voix ou un élan du coeur) lui commandant d'élever un lieu semblable à  celui de la grotte de Massabielle à  Lourdes afin d'y honorer la Vierge « au milieu des ouvriers ». Antoine Denis, honoré depuis, semble-t-il, par une dédicace dans la chapelle, offrit une parcelle de terre en bordure de chemin et l'excavation naturelle qui s'y trouvait fut aménagée. Un premier autel de bois y fut placé, remplacé plus tard par celui de Lourdes qui fut incendié en 1981. Une grille provenant du tombeau de saint Régis à  la Louvesc protégeait l'entrée de la grotte. Seule sa partie basse s'y trouve encore.
.
.
.
Parmi les ex-votos, un d'entre eux porte l'inscription suivante:
"Les blessés de l'hospice du Moncel à  la Ricamarie viennent saluer ND de Cotatay et implorer sa protection avant de repartir sur le front. 1914 ' 1915 ' 1916 - 1917"
.
La grotte fut inaugurée le 26 avril 1874 par Mgr Jamot, évêque de Sarepta et vicaire apostolique du Canada (de passage à  Lyon), coiffé pour l'occasion de la mitre de Mgr Sibour, tué durant les évènements de la Commune de Paris. 2 500 personnes (ou plus de 5000 selon un rapport de police) assistèrent à  la bénédiction et à  la pose de la statue de l'Immaculée Conception. Depuis, une autre statue représentant la petite pyrénéenne agenouillée a été ajoutée. La grotte, profanée en 1901 et endommagée à  plusieurs reprises par des inondations, reste aujourd'hui un lieu de pèlerinage ou de visite très fréquenté, comme en témoignent les nombreux cierges qui y brûlent et les messages à  la Vierge glissés dans les interstices du rocher.
.
.
3 septembre 1939, la France est en guerre et la foule se presse à  Cotatay
.
.
Après la messe, au café de la grotte...
.
Le barrage de Cotatay fut construit de 1901 à  1904 sous la municipalité de l'industriel Claudinon par l'entreprise Brahic et Thomas de Paris. D'une hauteur de plus de 45 mètres, pour un rayon de 300 mètres, d'une contenance de 900 000 mètres-cubes, sa réalisation, envisagée dès 1869 et encouragée par la réalisation de Rochetaillée, a coûté 1 050 000 francs, un budget qui nécessita la participation de Firminy et de nombreux emprunts. Il est alimenté par les nombreuses sources des bois de Pléney et de Saint-Romain-les-Atheux et son achèvement donna lieu le 28 octobre 1906 à  un banquet de plus de 1000 couverts dans l'usine Claudinon.
.
.
Notre promenade s'achève sur le barrage. Nous avons tenté modestement de chanter avec Léon Merlin le Pays de Cotatay « où le poète se croit riche ». Il ne reste qu'à  souhaiter n'avoir pas trop chanté dans le vent et que les habitants surtout conservent encore longtemps la mémoire du passé si riche de leur vallée. Pour en savoir +, nous vous conseillons Cotatay en héritage, de la Société d'Histoire du Chambon-Feugerolles. Cet excellent ouvrage, abondamment illustré évoque en outre la flore et la faune de la vallée. Nous avons utilisé pour notre article la revue Hier et Aujourd'hui n° 21 (1977) de la Société d'Histoire de Firminy, La Région Illustrée de mars-avril 36 et une brochure non datée (années 30) de M. Chalendard. Ainsi que quelques autres ouvrages et revues.
.