Saturday, October 24, 2020

L'histoire du Sapeur est assez bien connue. On s'en fout évidemment - Memento Mori, comme disaient les anciens. A l'angle des rues du Grand Moulin et de Lyon (P. Bérard et E. Gervais) il y avait une cheminée en forme de sapeur, dominant un magasin, là où fut édifié ensuite l'Hôtel des Ingénieurs (des Mines, actuelle avenue de la Libération). Elle coiffait vers 1875 la boutique de Régis Taravellier qui s'appelait « Au Sapeur ». Ce fut ensuite, toujours dominé de notre « grognard », un magasin dont l'enseigne était « Nouveautés Preynat Sauvinet ». Cette statue en plâtre et ciment, peinte, mesure 2,50 mètres. Confié aux Amis du Vieux Saint-Etienne dans les années 50, après avoir voyagé sur le Cours Fauriel, le Sapeur monte la garde devant l'hôtel de Villeneuve, ancien musée, rue Gambetta. Voici quelques images commentées:

 

Assiette décorative, Sarreguemines 1920-1950. La place du Peuple en 1882, la croix de mission, les pierres plantées et le Sapeur sur son toit, "cheminée fantaisiste". A gauche, la mercerie Mazet, devenue  la pharmacie Hatier (1894) puis pharmacie du Progrès.

Le Sapeur se confie à Jacques Pérony, dit Jean Parot (1868-1932)."Ce personnage, aussi populaire chez nous que l'est, à Cassel, le bon géant Reuze-Papa, avait reçu de Jacques Pérony un nom que nous saurons ne pas laisser tomber dans l'oubli. Il l'avait appelé "La Platine", il en parlait souvent..." Jean Tenant (Hommage à Jean Parot). L'image nous montre le Sapeur dans le jardin du cabaret Chanal, cours Fauriel, "Cabaret du Vieux Sapeur", après 1902.

Le "nain" dans son jardin du Cours Fauriel avant de trouver refuge auprès des Amis du Vieux Saint-Etienne.

Non daté. Après 1930

Emmailloté il y a quelques années en vue d'un hiver stéphanois qui s'annoncerait sibérien.

Mais l'heure de la retraite n'a pas encore sonné...