Monday, March 01, 2021

libregmsc.jpgNote d'introduction de la rédaction:

Le G « inversé » de l'association « Le Garage » s'inspire du symbole du Copyleft, l' antonyme graphique du copyright. L'association regroupe des étudiants de l'Ecole supérieure d'Art et de Design de Saint-Etienne  qui souhaitent développer l'entraide en corrélation avec le monde du logiciel libre. Pendant la quinzaine de la Biennale, le Garage était aussi un espace d'expression, d'utilisation et de création en même temps qu'un lieu  de sensibilisation au « libre ».

 

Gilles Roussi, Commissaire de l'expo, explique dans le catalogue de la Biennale que le garage n'a pas été que le repère des musicos et des libertins mais aussi celui des artistes de la création informatique. Et par ricochets de l'Open Source qui, pour le professeur, n'est pas seulement une application mais surtout une attitude: la Copy Left attitude, destinée à  drainer « un autre regard face au monde économique ». C'est qu'il y a les logiciels propriétaires, les plus connus, les plus vendus: Photoshop, Internet explorer, Norton Antivirus, Pao, Final Cut...  Mais ils ont leurs pendants libres: Gimp, Firefox, Thunderbird... Il suffit de les télécharger sur internet. « L'interface est différente et le temps d'adaptation, assez court, amène le même résultat » , explique Greg, membre de l'association. Mais qui dit « libre » ne signifie pas forcément « gratuit ». La notion renvoit, éventuellement après achat, et conformément à  la licence du produit, à  sa libre utilisation, distribution et copie « soit sous une forme conforme à  l'original, soit avec des modifications ».


L'association, si elle promeut les logiciels libres, dénoncent aussi les abus du copyright. « Il y a dans le domaine de la propriété intellectuelle des aberrations dangereuses » , estime Greg. Et de citer l'affaire des brevets des gènes Monsato ou celle du code html de la couleur magenta qu'utilise Deutsche Telekom. « Libérez le Magenta » , exigeaient des affichettes du Garage.

Pour en savoir +, vous trouverez ici le dossier réalisé par Le Garage et Yann Moulier Boutang. Le texte est mis en ligne intégralement avec ses visuels. Nous l'avons aussi illustré de quelques photos prises lors de la Biennale 2008. Les sources sont citées dans le texte et les liens actifs. Concernant l'affaire du Magenta, nous avons ajouté en bas de page une vidéo de Newzy.fr où un membre de l'association est interrogé à  ce propos.

Mis en ligne sur FI via Joomla/GNU/GPL
Bonne lecture

.. /LIBRE
POURQUOI PAS VOUS


"Compilation aléatoire et pratique de contenus libres à  l'usage des néophytes"

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LE C0PYLEFT

Le C «inversé» est le symbole du copyleft , il n'est actuellement pas reconnu comme symbole légal. L'«opposé» est le symbole copyright.

Le copyleft est la possibilité donnée par l'auteur d'un travail soumis au droit d'auteur (oeuvre d'art, texte, programme informatique, etc.) de copier, d'utiliser, d'étudier, de modifier et de distribuer son oeuvre dans la mesure où ces possibilités restent préservées.

L'auteur n'autorise donc pas que son travail puisse évoluer avec une restriction de ce droit à  la copie, ce qui fait que le contributeur apportant une modification (une correction, l'ajout d'une fonctionnalité, une réutilisation d'une oeuvre d'art, etc.) est contraint de ne redistribuer ses propres contributions qu'avec les mêmes conditions d'utilisation. Autrement dit, les créations réalisées à  partir d'éléments sous copyleft héritent de cette caractéristique.

../Traduction
Le terme copyleft est un double jeu de mots faisant référence d'une part au copyright traditionnel (opposition right (droit, dans le sens légal du terme) et left (gauche)) et d'autre part à  l'expression copy left (copie laissée ou copie autorisée). Il est parfois traduit de la même façon en français par gauche d'auteur (par le projet GNU ou la FSF) en opposition à  droit d'auteur, mais en perdant la visibilité de la notion de copie autorisée. Il est aussi parfois traduit copie laissée dans le sens droits de reproduction abandonnés.

../Fondements
Le copyleft est une idée de Don Hopkins mise en place et popularisée à  partir de 1984 par Richard Stallman dans le cadre du projet GNU notamment par la création de la Free Software Foundation en 1985 et de la licence GPL publié en 1989. En matière juridique, le fondement du copyleft est le droit des contrats : la licence est un contrat unilatéral qui respecte les exigences légales de la propriété intellectuelle. Cette licence fait alors office de loi entre les parties.La licence libre la plus connue utilisant le copyleft est la licence publique générale GNU, mais il existe aussi d'autres licences, spécifiquement créées pour certains domaines très divers (art, jeux de rôle, revue scientifique, etc.), qui peuvent être considérées comme des « licences copyleft ».

../Apparition du terme
Tiré de Le Projet GNU par Richard Stallman : « En 1984 ou 1985, Don Hopkins (dont l'imagination était sans borne) m'a envoyé une lettre. Il avait écrit sur l'enveloppe plusieurs phrases amusantes, et notamment celle-ci : "Copyleft - all rights reversed." (N.d.T. : « Copyleft - tous droits inversés.»). J'ai utilisé le mot copyleft pour donner un nom au concept de distribution que je développais alors. »

../Les licence Copyleft
La GNU GPL, pour « GNU General Public License »; la GFDL, pour « GNU Free Documentation License » ;la CeCILL, pour « CEA CNRS INRIA Logiciel Libre », une licence libre française ; Certaines licences Creative Commons (sont exclues les licences « NC » et « ND ») ;la Licence Art Libre ;Design Science License.


L'ART LIBRE

Avec la Licence Art Libre, l'autorisation est donnée de copier, de diffuser et de transformer librement les oeuvres dans le respect des droits de l'auteur. Loin d'ignorer ces droits, la Licence Art Libre les reconnaît et les protège.

Elle en reformule l'exercice en permettant à  tout un chacun de faire un usage créatif des productions de l'esprit quels que soient leur genre et leur forme d'expression. Si, en règle générale, l'application du droit d'auteur conduit à  restreindre l'accès aux oeuvres de l'esprit, la Licence Art Libre, au contraire, le favorise. L'intention est d'autoriser l'utilisation des ressources d'une oeuvre ; créer de nouvelles conditions de création pour amplifier les possibilités de création. La Licence Art Libre permet d'avoir jouissance des oeuvres tout en reconnaissant les droits et les responsabilités de chacun.

../Comment utiliser la Licence Art Libre ?
Pour bénéficier de la Licence Art Libre il suffit d'accompagner votre oeuvre de cette mention : [Nom de l'auteur, titre, date et le cas échéant, le nom des auteurs de l'oeuvre initiale et conséquentes ainsi que leur localisation]. Copyleft: cette oeuvre est libre, vous pouvez la copier, la diffuser et la modifier selon les termes de la Licence Art Libre, http://www.artlibre.org

../Pourquoi utiliser la Licence Art Libre ?
1/ Pour mettre à  disposition votre oeuvre au plus grand nombre.
2/ Pour la laisser diffuser librement.
3/ Pour lui permettre d'évoluer en autorisant sa copie, diffusion et transformation par d'autres.
4/ Pour pouvoir vous-même utiliser les ressources d'une oeuvre quand celle-ci est
sous Licence Art Libre : la copier, la diffuser ou la transformer librement.
5/ Ce n'est pas tout : La Licence Art Libre offre un cadre juridique intéressant pour empêcher toute appropriation abusive. Il n'est pas possible de s'emparer de votre oeuvre pour en court-circuiter le processus créatif et en avoir une jouissance exclusive.
../A quels types d'oeuvres convient la Licence Art Libre ?
La Licence Art Libre s'applique aussi bien aux oeuvres numériques que non numériques. Vous pouvez mettre sous Licence Art Libre tout texte, toute image, tout son, tout geste, toutes sortes de machins sur lesquels vous disposez suffisamment de droits d'auteurs pour agir.

../Cette Licence a une histoire
Elle est née de l'observation et de la pratique du numérique, du logiciel libre, d'internet et de l'art. Elle est issue des rencontres Copyleft Attitude qui ont eu lieu à  Paris en 2000. Pour la première fois elles faisaient se rencontrer des informaticiens du libre avec des gens du monde de l'art. Il s'agissait d'adapter les principes du copyleft qui définissent le logiciel libre à  toutes sortes de créations.

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Qu'est-ce qu'un 'Logiciel libre" ?

L'expression "Logiciel libreE" fait référence à  la liberté et non pas au prix. Pour comprendre le concept, vous devez penser à  la 'liberté d'expression', pas à  'l'entrée libre'. Il faut également se positionner dans l'univers du droit et de ses lois. L'expression 'Logiciel libre' fait référence à  la liberté pour les utilisateurs d'exécuter, de copier, de distribuer, d'étudier, de modifier et d'améliorer le logiciel. Plus précisément, elle fait référence à  quatre types de liberté pour l'utilisateur du logiciel :

../Liberté 0
La liberté d'exécuter le programme, pour tous les usages. Cela signifie que vous pouvez exécuter (utiliser) un logiciel libre, quoi que vous en fassiez.

../Liberté 1
La liberté d'étudier le fonctionnement du programme. Vous avez accès aux procédés de fabrication du logiciel. Dans les faits, vous avez accès au code source. Pour faire une analogie, le code source est au logiciel ce que la
partition est a la musique, c'est-à -dire qu'il a été écrit par le compositeur (le développeur de logiciel) et est interprété par le musicien (l'ordinateur). Pour la population non initiée à  la programmation informatique, cette liberté reste relativement inintelligible, mais prend tout son sens avec les libertés 2 & 3 qui
permet de concrétiser la philosophie du partage.

../Liberté 2
La liberté de redistribuer des copies. Vous pouvez faire autant de copies d'un logiciel libre que vous le souhaitez. Vous pouvez distribuer ces copies à  qui vous voulez. La (les) personne(s) à  qui vous le transmettez possèdent les mêmes libertés que vous.

.../Liberté 3
La liberté d'améliorer le programme et de publier vos améliorations. Vous pouvez modifier le logiciel. Cela va de la traduction (ou si la traduction actuelle ne vous plait pas, la retraduction) jusqu'à  des modifications majeures. Vous pouvez rejoindre l'équipe de développement. Vous pouvez créer un nouveau logiciel à  partir d'un logiciel libre.


PROPRIETAIRE OU LIBRE ?
- Liste non-exhaustive -

Graphisme

dessin vectoriel : Adobe illustrator/Inskape
modélisation 3D ; 3D studio- Rhinocéros/Blender
traitement image: Adobe photoshop/Gimp

Publication

Pao: Adobe in design - QuarkXpress/Scribus
Création de pdf: Adobe acrobat/ Pdf creator - Open Office

Multimedia

Lecteur audio-vidéo: Windows Media Player -Quicktime player
/VLCvideollan - Amarok

Montage in vidéo: Adobe première - Final Cut - Motion
/Kino - Cinelerra

Bureautique

Pack Bureautique: Microsoft Office/Open Office

Traitement de texte: Word/OOo Writer

Tableur: Excell/OOo Calc

Présentation: Power Point/OOo impress

Internet

Navigateur: Internet Explorer-Netscape/Firefox - Ice Weasedl

Courrier électronique: Outlook express/GNU Mail - Thunderbird

Editeur web: Dream Weaver-Fontpage/Filezilla - FireFTP

Utilitaires

Antivirus: Norton antivirus-Avast/No need

Compression: Winrar-Winzip/7-Zip

Bon à  savoir : Les logiciels shareware/freeware ne sont pas des licenses libres. Ce sont des
versions d'essai ou "light" de logiciels propriétaires.

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GNU/LINUX ?

C'est le fer de lance du logiciel libre. C'est un des systèmes d'exploitation les plus robustes. C'est un succès et un symbole. Mais au fond, c'est quoi Linux?

../Définition
GNU/Linux est un système d'exploitation. Son rôle est de faire communiquer les autres logiciels avec la partie matérielle de l'ordinateur. Il existe d'autres systèmes d'exploitation : MS Windows, MacOS, NetBSD, ...

../Un unix ?
GNU/Linux est inspiré d'UNIX, un système d'exploitation très populaire dans les années 70, au sein de la communauté universitaire. Linux est écrit à  partir de zéro. Il existe d'autres systèmes inspirés d'UNIX: Solaris, NetBSD, MacOS X, ...

../Les débuts
En 1991, un étudiant finlandais, Linus Torvalds, commence l'écriture d'un système d'exploitation en s'inspirant de Minix (un UNIX support de cours en informatique). Ce système, appelé "Linux", est aujourd'hui librement développé par des centaines de programmeurs à  travers le monde. Linux est le noyau du système, le centre des communications en quelque sorte. Les outils GNU viennent s'ajouter à  ce noyau pour toutes les actions de base (lire des fichiers, les copier, écrire, etc...)qui seront utilisées par tous les logiciels.

../Multi plate-forme
GNU/Linux est un système multi-plateformes. Cela signifie qu'il fonctionne aussi bien sur PC que sur Macintosh, ou d'autres architectures matérielles.

../Distribution
GNU/Linux est généralement diffusé sous forme de distributions. Une distribution contient, en plus de GNU/Linux, tout un ensemble cohérent de logiciels. Il existe différents types de distributions : des généralistes qui peuvent servir aussi bien à  mettre en place un serveur très puissant qu'à  une utilisation personnelle (bureautique, multimedia,...). D'autres distributions visent une utilisation particulière : firewall, démonstration sur CD, lecteur multimédia... Les distributions diffèrent aussi dans leur approche, par exemple certaines privilégient une facilité d'utilisation (Mandrake, Ubuntu SuSE), d'autres une très grande stabilité (Debian), d'autres un public d'entreprise (RedHat)...

"Association Lyonnaise pour le Développement de l'Informatique Libre"

QUELQUES EXEMPLES DE MIGRATIONS SOUS LINUX

Etant donné le prix très élevé d'une licence, beaucoup d'entreprises et d'administrations n'hésitent plus à  utiliser des logiciels libres pour soulager leur budget. Peu de gens le savent, mais la plupart sont de grandes firmes internationalement connues et des ministères.

En voici une liste parmi les plus connues:

Auchan, IBM, la MACIF.
Vienne, Munich, Mannheim, Brest.
L'Administration brésilienne, le ministère de la justice belge,
l'Administration Centrale de la France, la Gendarmerie Nationale,
la Direction Générale des Impôts, L'Assemblée nationale,
le Parc Naturel Régional du Vexin Français.
Ministère de l'équipement, Ministère des Finances, Ministère de
l'Intérieur, Ministère de la Défense, Ministère de la Culture,
Ministère de la Justice, Ministère de l'Agriculture, Ministère de l'Equipement.
Université de Toronto, Université Montpellier 2.

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LE LIBRE, UN NOUVEAU MODELE ECONOMIQUE ?

Une des questions récurrentes sur le logiciel libre est la viabilité de son modèle économique. Comment gagner de l'argent sans prendre l'utilisateur en otage ?

../Une économie de service
Comme il est difficile de vendre un produit librement distribuable, les sociétés du logiciel libre rentabilisent leur activité autour du service associé. Ces entreprises ne vendent plus un produit mais un savoir-faire. Il existe ainsi des sociétés de services spécialisées dans le logiciel libre qui proposent les mêmes prestations que des
sociétés de services informatiques classiques mais avec des logiciels libres.

../Une longueur d'avance
Les sociétés qui developpent des logiciels libres ont adopté divers modèles économiques, l'un d'eux est celui du développement spécifique. Ainsi, si vous êtes intéressé par une fonctionnalité non implémentée dans le logiciel (libre) de cette entreprise, vous pouvez payer pour son développement. Cette fonctionalité sera «libérée» par la suite.

../Club d'utilisateurs
Un autre modèle utilisé est celui du club d'utilisateurs. En contrepartie d'une souscription à  un club, vous pourrez obtenir divers avantages tels que l'obtention en avant-première des nouvelles versions. Ce modèle se fonde surtout sur la satisfaction de l'utilisateur qui en adhérant souhaite soutenir le produit et l'équipe de développement.

../Libre et non libre
D'autres entreprises développant des logiciels libres proposent en parallèle des solutions non-libres apportant des fonctionnalités supplémentaires.

../Consortiums
Certaines sociétés ne gagnent pas d'argent directement mais sont sponsorisées par d'autres sociétés ayant des services s'appuyant sur le logiciel libre développé (grosses sociétés de services tel qu'IBM, HP ou Novell). Si le modèle économique lié aux logiciels libres repose clairement sur les services, des initiatives fleurissent régulierement. De nombreuses structures (entreprises, ministères, universités,...) ont fait le choix de migrer vers des systèmes informatiques libres : Assemblée Nationale, Gendarmerie Nationale, Ministère de l'équipement, groupe automobile PSA, Union Bank of California, Encyclopédie Hachette Multimédia...

"Association Lyonnaise pour le Développement de l'Informatique Libre"

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LA BIERE LIBRE

Le "Baiser de la Princesse" est une bière libre : sa recette, de même que son procédé de fabrication, sont accessibles.


Vous avez le droit d'utiliser cette recette, de la modifier, de l'adapter en fonction de vos goûts, de la produire, de la distribuer, à  des fins commerciales ou non, à  condition d'en respecter le caractère libre, conformément à  sa licence de distribution qui est la suivante: Il vous est accordé la permission de copier, distribuer et/ou modifier ce document sous les termes de la «GNU Free Document License», version 1.2 ou n'importe quelle version ultérieure publiée par la Free Software Foundation ; avec la section invariante « La composition officielle du Baiser de la Princesse », et à  la condition supplémentaire suivante : toute bière brassée en utilisant les informations contenues dans ce document ou une version modifiée de ce document devra contenir sur son étiquette une URL donnant accès à  la recette exacte utilisée lors du brassage. Cette condition supplémentaire vise à  apporter à  ce document le même esprit que celui des logiciels libres, tels qu'ils sont promus par la « Free Software Foundation ».

Le Baiser de la Princesse est né au sein du KIS, le groupe de coordination des systèmes d'informations à  l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL). Cette action a été inspirée par les étudiants danois de Voresoel (littéralement, Notre Bière, devenue depuis la Free Beer), les premiers à  avoir lancé une bière open source.

Sources:
http://baiserdelaprincesse.com
http://www.freebeer.org/blog/

PICTOGRAMMES ET LICENCES



Détails

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TYPOGRAPHIES DOMAINES GNU/GPL
- Quelques exemples de typographies du domaine public GNU/GPL
(utilisés dans document original, NDFI) -

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LIBRE CULTURE CONTEMPORAINE
- Fragment d'un abécédaire -

G comme Gratuit, gageure d'un nouvel espace public de déploiement de l'industrie humaine et des arts. GNU (is) not unix (Richard Stallman, Free Software Foundation). Today GNU is not vista; G aussi comme Googliser = profiter de services gratuits en payant simplement en données personnelles et en révélant son réseau de pollinisation et de connexion (activité coraillisatrice).

N comme Non aux clôtures législatives et techniques des connaissances, des savoirs, du vivant par la bio piraterie des grandes firmes pharmaceutiques, phytosanitaires ou des semenciers (Vandana Shiva).

U comme Universel et ses conditions de communication : simplicité et interopérabilité dans la biosphère et la noosphère. Pari sur des réseaux techniques, simples dans leur utilisation et unissant des agents intelligents (L. Lessig)

- comme Trait d'union entre les individus, les nations, les peuples, les tribus, comme transculturel et trans- individuel (G. Simondon)

L comme  Libre et comme degré plus grand de liberté dans les agencements. Libre n'est pas forcément gratuit, mais permet de nouveaux modèles économiques qui déplacent le lieu de la perception de ressources permettant le financement et le caractère durable économiquement. Comme renouvellement de l'esprit et de l'espace public.

I
comme intelligence collective (P. Lévy) ou distribuée. Définie comme la coopération des cerveaux travaillant sur ordinateurs et réunis en réseaux numériques, c'est-à -dire la forme désormais dominante du travail (M. Lazzarato)

N comme (l'anglais pour filet, toile, rets de la communication), comme net (français : clair, sans arnaque), comme navigation, comme (le résonal, le rhizome horizontal, le provignement, s'oppose à  l'arbre qui meurt quand on coupe la racine)

U comme Ubiquité, propriété du virtuel c'est-à -dire d'une efficacité présente du possible, de l'autre réel (Richard Green, Ubiware)

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X comme X&nax pour Xanax : exemple de technique des intrusions publicitaires (forme prédominante de piraterie informatique) qui se sert des erreurs de frappe sur le clavier occasionnées par la proximité des touches A et & pour dévier le trafic des internautes sur des sites voisins, souvent pornographiques. X aussi comme Xerography, la question de la reproduction de contenu analogique puis numérique est au centre de la révolution informatique.

C comme cyber-coordination, coopération qui n'est pas simplement de la coordination organisée de façon verticale ; C comme canaux (liens), comme clôtures nouvelles (enclosures ). Ces dernières renforcent la mise en oeuvre des Droits de la propriété intellectuelle au détriment de l'invention, de l'interconnexion, d'un partage de connaissances.

L comme Liens (canaux) de réseaux. Edges en anglais. La relation est première et les points ou pôles du réseau n'apparaissent que dans l'établissement du lien. La relation commune permet l'individuation du sujet.

E comme échange pair à  pair, bord à  bord (Peer to peer ) (Michel Bauwens) dans le cyber espace. C'est le mode déterminant de la division du travail qui repose sur les ressources de la connaissance distribuée en réseau (division cognitive du travail).

D comme Données numérisées (Data ), mais aussi Digital Right Management (MPT, moyens de protection techniques en français), comme droits de la propriété intellectuelle (DPI) ; mais aussi comme domaine public (public archives).

E comme Extraction de connaissances à  partir de données (ECD) ou Data mining. Tend à  remplacer l'ancien marketing car il fournit des informations produites en temps réel par les usagers eux mêmes sur les réseaux qu'ils sont en train de former (comme le processus de construction du corail) ai lieu de retrouver des rensignements infidèles après coup dans des enquêtes coûteuses.

L comme Libres enfants du numérique, célèbre anthologie de textes fondateurs de la culture hacker ou numérique réalisée par Florent Latrive et Olivier Blondeau et paru chez L'Eclat @ http://www.lyber-eclat.net/ comme indépendance de la sphère cyber (John Barlow). I comme Internaute.

N comme noeuds (nodes ) ou pôles ou points ou têtes d'un réseau qui représentent un système complexe, donc en évolution constante

T comme traçabilité d'un internaute, actuellement très facile compte tenu de la structure centralisée du WEB. le projet FreeNet vise à  décentraliser totalement le réseau des réseaux.

E comme dans e-intelligence, e-entreprise, synonyme de numérique opérant en réseau.

R comme réseau , comme rétro-ingéniérie (Reverse Engeneering ) ; cette opération consiste à  remontre de la version illisible (une suite de zéro et de un) de la version compilée d'un programme propriétaire, au code source (au programme). Cette opération est interdite pour les logiciels propriétaires car elle permet de les copier, de
la modifier, de les redistribuer comme dans le cas des logiciels libres.

A comme anti-web, c'est-à -dire projet d'une sécession, d'un exode des artisans du réseau contre son envahissement par les sites commerciaux et par les tentatives de contrôle par les Etats de la Toile (Internet) (Geert Lovink).

C comme contribution qui s'oppose à  l'échange toujours mesuré et fondé sur la réciprocité individuelle. C comme Creative Commons (11 espèces de licence organisant le type de circulation et de reproduction des oeuvres en fonction de la volonté des auteurs) et copy left (équivalent pour les programmes informatiques avec la particularité du verrou entre la perception nécessairement analogique et le verrou de la transposition en numérique grâce au code source).

T comme « Terra nullius », principe juridique soutenu par les colons européens selon lequel tout ce qui n'est pas propriété privée codifiée par écrit est à  tout le monde donc à  personne. Ce principe a permis l'expropriation des peuples premiers partout dans le monde. Les cours suprêmes américaine, canadienne, australienne, néo zélandaise, japonaise ont depuis 15 ans remis totalement en cause cette vision fausse de la propriété. Est propriété tout système de règles d'appropriation de biens matériels et immatériel (même orales). Selon cette optique, la propriété privée n'est qu'un cas particulier de propriété commune et/ou publique et pas l'inverse.

I comme InterNet, comme IPV6 (nouveau protocole d'adresse Internet). On dispose ainsi d'environ 3,4 E 1038 adresses, soit plus de 667 millions de milliards d'adresses par millimètre carré de surface terrestre. Cela permet de conférer une adresse à  tous les objets (qu'on dit intelligents parce que dotés d'une puce électronique). Ce protocole multiplie les possibilités d'interaction numérique et pose des problèmes considérables de préservation de la sphère privée et citoyenne. C'est la question des nanotechnologies.

0 comme Open source . L'Open source (E. Raymond, B. Perrens) est souvent confondu avec le libre auquel il s'oppose pourtant en abandonnant les conditions des licences copyleft (sur les programmes informatiques) et creative Commons (sur l'ensemble des créations intellectuelles) : l'auctorat (paternité maintenue de l'oeuvre même si elle est collective) et l'interdiction de revenir à  des formats fermés du code source pour les programmes et au droit d'auteur (copyright) qui interdit la reproduction non commerciale sauf les exceptions cela copie privée, de la citation, de la caricature de l'enseignement et de la recherche qui est remis en cause par les Majors des industries culturelles.

N
comme noeuds ( nodes), têtes de réseau ; ils sont moins importants et surtout déterminés que les liens (edges) ou relations.

CC
Yann Moulier Boutang
Professeur associé à  l'ESADSE
Directeur adjoint du COSTECH (Laboratoire Connaissance/ organisation/ Système
technique,EA 22 23, Université de Technologie de Compiègne)
(Version définitive)

../LES GARAGISTES

Emilie AUBRY
Aurélien BARTOLUCCI
Benjamin BROCHE
Laure BELVAL
Claire BONGARD
Simon CHANSON
Nelly CORSANO
Laurent DESFONDS
Juliette FONTAINE
Irina FURBY
Louis GARDINIER
Antoine GONZALEZ
Karine GRANGE
Mélanie HOFFMANN
Aurore KLEIN
Pauline LELIEVRE
François MANGEOL
Morgane PLUCHON
Fabien POUILLOUX
Gilles ROUSSY
Grégoire WERNERT


Version papier achevée d'imprimer par Pauline Lelièvre
Sur les presses de l'Ecole Supérieure d'Art et de Design de Saint-Etienne
Saint-Etienne ' Novembre 2008

PS

Pour l'heure Le Garage n'a pas de site internet.

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