Thursday, September 24, 2020

Le réalgar est un minéral, un sulfure d'arsenic aux cristaux rouges. Exposé à la lumière, il se transforme en pararéalgar de couleur jaune-orangée et qui est proche de l'orpiment. Ceux qui en possèdent le conservent donc dans le noir. Connu de très longue date, son nom vient de l'arabe signifiant « poussière de caverne » ou « poudre des rats ». François Villon au XVe siècle le mentionnait dès le début d'une de ses ballades :


Le coeur est à  la fête en ce jour de grâce de l'an 1380 même si le désastre de Brignais - un de plus ! habite toujours nos esprits. C'est que le seigneur Artaud et son suzerain Louis reçoivent le noble Bertrand du Guesclin, devant l'Eternel grand pourfendeur de goddons et routiers. Le connétable, en route pour le sauvage Gévaudan, semble apprécier les joutes offertes en son honneur... et les femmes du pays parées de leurs plus beaux atours. La taverne "Rince-Gousier" ne désemplit pas; les bateleurs, les bouffons, amusent la populace. Soudain, le bruit d'une crécelle fait une large coupe dans la foule des gueux. Le ladre s'avance, fixe ses yeux noirs dans le soleil et maugrée d'étranges paroles: " Le ciel se moque, preux, aigle, chien ou lépreux, quand l'eau foudroie". Un aigle brisé ! Se peut-il qu'il ait prédit la mort du connétable ? L'avenir nous le dira...

L'atelier d'Albert-Louis Chanut a longtemps habité la Tour Plein ciel de Montreynaud. Aujourd'hui, c'est à  côté de l'église arménienne que le sculpteur donne forme au métal. Des formes dit-il, qui sont autant de symboles en appelant d'autres en cascade. Il a signé de nombreuses sculptures à  Saint-Etienne. Ce portrait, à  peine une esquisse, est prétexte à  dévoiler un peu ses réalisations stéphanoises.

Le 29 août 1862, Montbrison était en fête. Elle recevait la visite de son Excellence le Comte de Persigny, venu installer la célèbre société historique et archéologique du Forez: la Diana.