Sunday, May 09, 2021

On n'imagine pas un jour en France sans polémique, c'est entendu. Une d'entre elles, il y a quelques semaines, concernait la suppression dans certains grands musées parisiens de la datation en chiffres romains dans des contenus à destination des visiteurs. Pour faciliter leur lecture, il s'agit de remplacer les chiffres romains servant à indiquer le siècle au cours duquel a été réalisée une œuvre par les chiffres modernes, appelés aussi « chiffres arabes », assez improprement ne serait-ce que parce qu'ils sont d'origine indienne... Bref, remplacer par exemple « XVIIe siècle » par « 17e siècle ».

Il en est un en tout cas qui aurait dû s'abstenir de vouloir utiliser la numérotation romaine. Noter qu'on s'est déjà fait l'écho, brièvement, de cette anecdote dans une vieille page de notre portail consacrée aux sculptures de Saint-Etienne.

Textes et messages postés dans notre forum ; lequel a été dépublié. Ils l'étaient dans deux fils de discussion distincts intitulés "Des histoires douloureuses" et "Des recherches historiques". Il s'agit de demandes d'aide dans le cadre de travaux universitaires, recherches personnelles, projets d'expos ou de livres en lien avec l'histoire locale, de précisions ou corrections à propos de nos articles. Considérant qu'ils peuvent avoir un petit intérêt, nous les avons restaurés pour les sauvegarder sur cette page, dans l'état chronologique où ils furent mis en ligne, du plus ancien au plus récent (ARCHIVES). Pour ceux-ci, les dates ne sont pas précisées. Les plus anciens datent d'une dizaine d'années. Le bouquin virtuel sur la chocolaterie à Saint-Etienne a vu le jour. Mme Bonnemain est décédée...

Les messages les plus récents, en tout début de page, ne figuraient pas dans notre forum puisque nous les avons reçus après la mise en ligne de cette nouvelle version du portail. Nous continuerons ici de publier toutes les sollicitations de ce type. Dans la mesure du possible, nous transmettrons toute info que nous posséderions ou qu'un internaute pourrait nous fournir.

Avril 2021

Une dame s'interroge à propos d'un nom de rue, la rue des Ovides, dans le secteur de la Richelandière à Saint-Etienne. Qu'est ce donc que des ovides ? On dit bien ovides. Pas Ovide, le poète latin, pas ovidés, comme des moutons, pas ovaires ni olives. Ovides. Peut-être s'agit-il d'un terme emprunté à un vocabulaire technique ? Une suggestion ?

Avril 2021

Il y a quelques années, la croix de Benevent, à La Ricamarie, avait été restaurée (lire). A ce sujet, un internaute, indiquant decendre de la famille mentionnée dans l'article, nous apporte des précisions.

« Simplement à titre d'information, en faisant d'autres recherches, je me suis rendu compte que cette croix a fait l'objet d'une publication dans le Bulletin du Vieux Saint-Etienne, année 1966, n° 61 et 62. Il est aussi question de la croix de la Berselle à La Ricamarie. En croisant diverses informations en provenance du fonds Poidebard (Archives départementales du Rhône) et d'autres recherches, j'ai pu déterminer que le membre de la famille Pellissier qui a fait construire la croix avec le blason sculpté est probablement Claude Pellissier de Bourdon (vers 1590-1649), docteur en droits, avocat en parlement, juges des terres de Feugerolles et de Roche-la-Molière et juge des terres et seigneurie du Chambon.
Voici les éléments qui m'ont permis de le déterminer :
On sait que le blason est celui de la famille Pellissier. Claude Pellissier de Bourdon était vivant lors de la construction de la croix en 1628, il est né vers 1590 et décédé en 1649. Il a hérité des armoiries de son grand-père maternel en plus de son nom de famille "de Bourdon" par testament de 1597, ce qui atteste de l'existence d'armoiries dans cette famille. Il habitait au "Trémoulin, mandement du Fay, paroisse de Saint-Etienne" dans la première moitié du XVIIe siècle. Il s'agit du lieu-dit "Tromolet", avec une forme orthographique un peu modifiée, que l'on peut voir à l'ouest de La Ricamarie sur la carte de Cassini de 1764 sur Géoportail. Cet ancien lieu-dit existe toujours dans le nom de la rue "rue du Trémolin" au Chambon-Feugerolles, il est situé à 500 mètres du lieu où se trouve la croix de Bénevent de 1628 selon Google Maps. »

Octobre 2019

Un internaute s'interroge à propos de l'inscription qu'il ne peut déchiffrer en entier gravée sur le « bouclier » de Moïse de l'église de Noirétable. « Ego sum Dominus Deus tuus... » C'est l'une des trois sculptures en pierre noire de Volvic (provenant du monastère de l'Hermitage) au fronton de l'édifice. Les deux autres représentent saint Jean-Baptiste (dominant au centre) et Elie. Il suffit d'une brève recherche sur la toile : « Ego sum Dominus Deus tuus, qui eduxi te de terra Aegypti, de domo servitutis », soit «  Je suis l`Éternel, ton Dieu, qui t`ai fait sortir du pays d`Égypte, de la maison de servitude » (Exode 20:2). Selon toute vraisemblance, il s'agirait donc de la citation introduisant les dix commandements.

Août 2019

Après avoir vu dans une de nos pages une photo des piliers de ce qui fut l'entrée numéro 9 de l'arsenal de Roanne (voir), un lecteur nous écrit qu'il a acheté aux enchères en 2018 le « magnifique portail avec ses grilles latérales » de cette entrée. Ils « étaient entreposés, précise-t-il, derrière la grande chaufferie qui a été finie de détruire au mois de juin 2019 ». Il cherche à entrer en contact avec toute personne possédant des photos ou cartes postales anciennes montrant cette entrée avec portail et/ou grilles.

Mars 2019

Parmi les nombreux messages assez folklos qui nous parviennent, citons celui-ci, avec pour objet "sorbet à la cristille"

" Bonjour,
Pouvez-vous s'il vous plaît nous faire parvenir la fiche technique de la Cristille avec les valeurs nutritionnelles (au moins le taux de sucre) ?"

Si vous connaissez la réponse, n'hésitez pas à vous faire connaître.

> A propos de la cristille de Noirétable

Février 2019

Un internaute recherche les dates précises de l'entrée des Allemands en 40 à Feurs et Montbrison.

Un léger sentiment de malaise mêlé d'incompréhension, comme face à une aberration. C'est ce qu'on a ressenti devant cette sculpture en fils d'acier exposée en vitrine de la galerie Giardi, rue de la République. Un homme ? Le tronc, les jambes et les bras sont bien faits, en tout cas reconnaissables, c'est à dire humains. Mais cette tête à l'air mauvais posée sur ce corps debout, bien droit sur ses jambes ? Une tête de gorille, bien sûr ! Puisque c'est un hybride, tout bêtement, grandeur nature, bien reconnaissable, finalement. Un des hybrides de Julien Mounier.

ndFI: publié avant l'annonce du report de la Biennale en 2022

Le Musée d'Art et d'Industrie de Saint-Etienne proposera au public, du 4 mai au 14 novembre et dans le cadre de la 12e Biennale Internationale Design, une exposition racontant une histoire intime des hommes et des femmes. En effet, elle présentera la diversité des rubans fabriqués aux 19e et 20e siècles pour les secteurs de la lingerie-corseterie et du médical. Des rubans qui « témoignent ainsi de l’histoire culturelle des dessous et montrent l’évolution des formes pour cacher, protéger, embellir, maintenir, corseter, rehausser, gonfler, voiler, dévoiler le corps ou ses parties ».

La créatrice de mode Chantal Thomass, fondatrice de la marque de lingerie du même nom, en sera la marraine, de même que de la promotion de la classe lingerie du lycée Adrien Testud (Le Chambon-Feugerolles). Lequel établissement présentera les pièces de lingerie et les books créatifs conçus et fabriqués par les élèves de la classe lingerie, promotion 2020. Les élèves de la promotion 2021, quant à eux, viendront présenter, lors d’un défilé de mode programmé dans le cadre de la Nuit européenne des musées, les pièces de lingerie qu’ils auront conçues et fabriquées.

Pour évoquer les rubans pour les bas, corsets, chemises de nuit et de jour, gaines, soutiens-gorge, culottes, slips, boxers féminin et masculin, rubans thérapeutiques ou de contention, la scénographie plongera le spectateur dans des boudoirs intimistes transformant le visiteur en voyeur, avec rideaux de velours et commodes aux tiroirs entre-ouverts...

D'après dossier de presse
Photo d'illustration : La gaine Scandale (première gaine en tissu élastique), affiche publicitaire Lesage, vers 1950, Ville de Paris / Bibliothèque Forney