Saturday, July 31, 2021

La Région des lumières est un événement sons et lumières de la Région Auvergne-Rhône-Alpes destiné à mettre en valeur certains sites du patrimoine historique et culturel. Dans la Loire, le spectacle sera joué sur l'hôtel de ville de Saint-Galmier par l'entreprise Les Allumeurs de rêve tous les soirs, à la nuit tombée, jusqu'au 29 août. Photos de Stéphane Popakul pour FI.

C'est une bien étrange petite sculpture. Elle a visiblement quelques années. On ignore qui l'a réalisée. Elle est située au bord d'une route dans le petit village de Soleymieux dans les monts du Forez. Elle représente une femme allongée allaitant un nourrisson.

Il s'agit d'un ex-voto comme l'indique le texte gravé en plusieurs langues sur une plaque en métal surmontant le bas-relief. Nous lisons: « Ex Voto O. Correa 1841 Vallecito R.A. » puis «En remerciement de tes bienfaits ». L'histoire de ce personnage est ensuite racontée : « Seule, son petit enfant dans le bras, affrontant les dangers du désert, Olinda se lance à la recherche de son compagnon, prisonnier des troupes "unitaires". L'eau lui manquant, épuisées ses maigres provisions, ses forces l'ont abandonné. Sous le soleil implacable, on a trouvé son cadavre... Elle protégeait encore son petit qui, les lèvres sèches, se pressait contre le sein de sa mère, ultimes fraîcheurs. La ferveur populaire fit élever une chapelle à Vallecito, là où elle avait succombé. En ce lieu des milliers de croyants accourent, le cœur empli d'espoir, pour vénérer en elle la mère et la terre nourricière. Ici tout un peuple reconnaissant, dans sa propre souffrance, celle de la pélerine, humblement vient invoquer son aide miraculeuse (sic). »

C'est joliment exotique. Il s'agit de l'histoire de Deolinda Correa, appelée aussi la Difunta Correa. Ce personnage mythique qui a vécu au XIXe siècle est vénérée comme une sainte dans son pays natal, l'Argentine où elle a son grand sanctuaire (à Vallecito), et dans d'autres pays d'Amérique du Sud. «  La majeure partie de son culte est rendu au bord des routes, dans d’humbles sanctuaires », indique la page de Wikipedia qui lui est dédiée. On y trouve souvent des bouteilles d'eau. Pour en savoir plus, le lecteur pourra aussi consulter cette page : Difunta Correa, la légende de la femme abandonnée.

Initialement programmée du 4 mai au 14 novembre et dans le cadre de la Biennale internationale Design (reportée en 2022), l'exposition ouvre ses portes ce jour. La date de fin reste inchangée.

Le Musée d'Art et d'Industrie de Saint-Etienne propose une exposition racontant une histoire intime des hommes et des femmes. En effet, elle présente la diversité des rubans fabriqués aux 19e et 20e siècles pour les secteurs de la lingerie-corseterie et du médical. Des rubans qui « témoignent ainsi de l’histoire culturelle des dessous et montrent l’évolution des formes pour cacher, protéger, embellir, maintenir, corseter, rehausser, gonfler, voiler, dévoiler le corps ou ses parties ».

La créatrice de mode Chantal Thomass, fondatrice de la marque de lingerie du même nom, en est la marraine, de même que de la promotion de la classe lingerie du lycée Adrien Testud (Le Chambon-Feugerolles). Lequel établissement présente les pièces de lingerie et les books créatifs conçus et fabriqués par les élèves de la classe lingerie, promotion 2020. Les élèves de la promotion 2021, quant à eux, viendront présenter, lors d’un défilé de mode programmé dans le cadre de la Nuit européenne des musées, les pièces de lingerie qu’ils auront conçues et fabriquées.

Pour évoquer les rubans pour les bas, corsets, chemises de nuit et de jour, gaines, soutiens-gorge, culottes, slips, boxers féminin et masculin, rubans thérapeutiques ou de contention, la scénographie plonge le spectateur dans des boudoirs intimistes transformant le visiteur en voyeur, avec rideaux de velours et commodes aux tiroirs entre-ouverts...

D'après dossier de presse
Photo d'illustration : La gaine Scandale (première gaine en tissu élastique), affiche publicitaire Lesage, vers 1950, Ville de Paris / Bibliothèque Forney

Textes et messages postés dans notre forum ; lequel a été dépublié. Ils l'étaient dans deux fils de discussion distincts intitulés "Des histoires douloureuses" et "Des recherches historiques". Il s'agit de demandes d'aide dans le cadre de travaux universitaires, recherches personnelles, projets d'expos ou de livres en lien avec l'histoire locale, de précisions ou corrections à propos de nos articles. Considérant qu'ils peuvent avoir un petit intérêt, nous les avons restaurés pour les sauvegarder sur cette page, dans l'état chronologique où ils furent mis en ligne, du plus ancien au plus récent (ARCHIVES). Pour ceux-ci, les dates ne sont pas précisées. Les plus anciens datent d'une dizaine d'années. Le bouquin virtuel sur la chocolaterie à Saint-Etienne a vu le jour. Mme Bonnemain est décédée...

Les messages les plus récents, en tout début de page, ne figuraient pas dans notre forum puisque nous les avons reçus après la mise en ligne de cette nouvelle version du portail. Nous continuerons ici de publier toutes les sollicitations de ce type. Dans la mesure du possible, nous transmettrons toute info que nous posséderions ou qu'un internaute pourrait nous fournir.

Juin 2021

Nous devons à Monsieur M.C., de Clichy (92) de faire connaissance avec Lily Lodé-Zwercher. Ce monsieur, que nous ne connaissons pas, nous a contactés par mail pour nous indiquer qu'il possédait deux petits documents de 3 et 4 pages, des partitions, l'une étant celle d'une chanson intitulée La Forézienne, l'autre celle de La Stéphanoise. La première est l'oeuvre de H. Lemaître (paroles) et A. Poylo, chef de musique du 38e Régiment d'Infanterie (musique). Lily Lodé-Zwercher a écrit les paroles et composé la musique de la seconde.

Il nous demandait si ces papiers pouvaient intéresser quelqu'un à Saint-Etienne et se proposait de les communiquer gracieusement par voie postale. Ils ont maintenant rejoint notre petite bibliothèque forézienne. Nous le remercions très chaleureusement. Il nous écrit : « Ces documents proviennent d'une parente éloignée qui était la veuve d'un M. Bonnefonds qui fréquentait les milieux lettrés et artistiques de Saint-Etienne dans les années 1920. Elle vivait dans un appartement resté dans l'état de ces années et elle m'avait proposé de choisir des partitions dans sa bibliothèque car j'étudiais la musique. Son mari connaissait notamment le compositeur Emmanuel Chabrier. Il fréquentait un milieu lettré de Montbrison qui se réunissait dans la salle de la Diana... Malheureusement, je n'ai pas eu la chance de connaître ce cousin par alliance... »

La 4e page de La Stéphanoise, « un hymne moderne à la gloire de la Ville-Noire », indique que Lily Lodé-Zwercher, qui habitait alors au 23, rue de Roanne (actuelle rue Charles de Gaulle), avait déjà signé un recueil de poésies intitulé Sous le signe du Soleil, et préparait un roman, Mon cœur à la consigne, et un recueil de sonnets : Têtes de Pipes. On retrouve ces ouvrages sur internet. Sous le signe du Soleil a paru en 1934 à Saint-Etienne, Têtes de Pipes et Marionnettes en 1935 à Saint-Etienne toujours et Un cœur à la consigne – les titres diffèrent légèrement de ce qui était annoncé - en 1937 à Paris. Ce document non daté daterait donc de 1934 ou 1935. Il précise que « cette chanson a été enregistrée sur disques ».

On publiera très bientôt le texte de sa chanson dans cette page (lire).

On lira sur ce blog quelques infos supplémentaires et notamment son poème La Femme Inconnue. Un chouilla moins pour le coup....
http://siecledespoetes.canalblog.com/archives/2013/08/06/27795066.html